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L'Algérie ne pourra pas concourir pour la Palme d'or de Cannes en 2018

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Comme nous l'avons annoncé il y a quelques jours, le cinéma algérien risque ne pas être présent au festival de Cannes.
Ainsi, après la conférence de presse présentant les films en course du 8 au 19 mai pour la Palme d'or, dévoilés ce jeudi, par le délégué général du festival, Thierry Frémaux, l'on se rend compte du retard du cinéma algérien dans ce grand festival international. Au moment où certains pays s'imposent sur la scène internationale cinématographique, l'Algérie, qui a remporté trois importants prix au festival de Cannes, est complément effacée. Et pourtant, le cinéma arabe est bien présent en compétition officielle de la prestigieuse compétition du festival de Cannes:
Ainsi, pour la première fois, deux films arabes sont sélectionnés pour l'attribution de la Palme d'or: Capharnaüm, de Nadine Labaki, Pour le Liban (une première pour le pays du Cèdre) et Yomeddine de Abou Bakr Shawky pour l'Egypte (une deuxième participation en sélection officielle)
Dans la section très relevée, Un certain regard, deux autres films arabes sont également présents, Sofia de la réalisatrice franco-marocaine Meryem Benm'Barek et Mon tissu préféré de la Syrienne Gaya Jiji. C'est la première sélection à ce niveau de compétition d'un film syrien présent à Cannes et aussi la première projection cannoise d'un film marocain depuis Much Loved de Nabil Ayouch en 2015.
Cette année, l'Algérie qui avait remporté la Palme d'or en 1975 pour Chronique des années de braises de Mohamed Lakhdar Hamina et le Prix d'interprétation en 2007 pour le film Indigènes, pourrait être absente. L'année dernière, c'est le film de Karim Moussaoui En attendant les hirondelles, qui avait été sélectionné pour la course à la Caméra d'or dans la section Un certain regard.
Cette situation résulte du fait que le cinéma algérien ne produit plus beaucoup de films, et aucun film de qualité n'était prêt pour être sélectionné dans cette prestigieuse compétition. A cela s'ajoute le manque de coopération dans le cadre de l'accord de coproduction entre l'Algérie et la France. Celle-ci ne coproduit que les films qui l'arrangent et qui, souvent, ne conviennent pas à la politique culturelle de l'Algérie.
Ainsi, ni le dernier film sur la révolution de Ahmed Rachedi ni le film social de Yasmine Chouikh qui a grillé ses cartes en participant au festival de Dubai ni le premier film de Sofia Djama n'avaient des chances d'être sélectionnés. En attendant, la sélection des films, la Quinzaine des réalisateurs prévue quelques jours avant Cannes, l'Algérie pourrait être totalement absente du premier festival de cinéma dans le monde. Cannes a reçu un nombre de films record: 1 906 longs-métrages, «tous visionnés».

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