Quel budget financier consacré par les chaînes algériennes?

Alors que le Ramadhan est à nos portes, les chaînes de télévision algériennes ont fini de présenter l'essentiel de leur grille consacrée au Ramadhan 2018. Pour cela, il est important de savoir que la majorité des chaînes a consacré des budgets conséquents pour satisfaire les programmes de cette période très importante où le téléspectateur algérien se réconcilie avec la télévision locale.
Quel est le budget consacré aux productions des programmes de fiction et de divertissement qui a été alloué aux productions algériennes? Pour l'heure, seul le directeur général de l'Eptv, Tewfik Khelladi, a annoncé le budget de 250 millions de DA (1,8 million d'euros environ) qui a été établi pour financer 18 productions qui seront diffusées lors du Ramadhan 2018. Pour pouvoir produire ses nombreux programmes en maîtrisant son budget, l'Eptv a eu recours au sponsoring. Plusieurs séries ont pu être produites ainsi que des programmes artistiques et culturels, des caméras cachées, des programmes pour enfants etc.Aucun responsable de chaîne privée n'a donné de chiffres sur le coût des productions de ce Ramadhan. Si la télévision publique possède un devoir de transparence concernant ses budgets et ses productions, ce n'est pas le cas pour les autres chaînes qui entretiennent le flou sur leurs productions. Ainsi, le DG de Numidia TV qui est détenue par l'homme d'affaires Mahiedienne Tahkout a refusé de répondre à notre question, sur le montant global consacré à cette grille de Ramadhan. Même constat chez El Djazaïria One qui est détenue par deux hommes d'affaires très influents sur la place d'Alger, Ould Zmirli et Ayoub Issiou. Mais El Djazaïria One qui a juste de quoi payer ses employés a mise sur les sponsors pour payer ses productions. Une stratégie qu'adopte généralement le groupe Echourouk TV qui a été le premier producteur de programmes télévisés en Algérie. Plus de 25 productions sont déjà prévues sur la télévision de Ali Fodil, dont la superproduction Bougroun. Mais aucune information sur le montant des investissements publicitaires, car Echourouk TV demeure un diffuseur et non pas un producteur. Une mission que le DG de l'Entv, Tewfik Khelladi a toujours défendue car la télévision ne peut pas satisfaire le soutien de la production sans qu'elle soit soutenue par un financement conséquent. Même situation pour la chaîne Dzaïr TV de Ali Haddad, le président du FCE.
La chaîne a préparé une grille de Ramadhan avec l'achat de productions audiovisuelles importantes et une combinaison de programmes internes. Seule la chaîne Ennahar, a rationalisé ses dépenses en évitant d'acheter des programmes externes.