L'Algérie 5e producteur de films cinéma en Afrique

Lors d'une étude «Framing the Shot 2018: Key Trends In African Film report», on a déduit que «si l'Afrique suivait l'exemple de la Chine et investissait dans l'infrastructure cinématographique, elle pourrait réaliser des recettes annuelles de 1,5 à 2 milliards de dollars».
Réalisée pour le Festival international du film de Durban 2018 par 234 Media, en partenariat avec la Goethe-Institut, l'étude donne quelques recommandations aux autorités africaines pour réaliser le potentiel de l'industrie cinématographique continentale. L'étude recommande principalement d'améliorer l'accès au financement, d'incuber des compétences et de développer une distribution efficace.
Avec le Nigeria et l'Afrique du Sud représentant jusqu'à 500 millions de dollars de revenus cinématographiques, l'objectif de 1,5 à 2 milliards de dollars est largement réalisable. Ces revenus sont d'autant plus accessibles avec l'attractivité grandissante des films venus d'Afrique.
En Afrique, le plus ancien producteur de film est en retrait: l'Egypte, qui passe de 60 films par an à 20 films par an. Préférant investir plus dans l'audiovisuel et les feuilletons puisque les salles ferment et le nombre de spectateurs rétrécit. Dans le même sillage, c'est le Maroc qui avance dans la production et accueille chaque année le tournage de neuf films de long métrage, cinq téléfilms, cinq séries télévisées, 12 films de court métrage, 70 films documentaires ainsi que des films publicitaires, reportages TV et biens d'autres, indique le bilan des dernières années élaboré par le Centre cinématographique marocain [CCM].
Au total, 1471 autorisations de tournage pour différentes catégories de films ont été accordées par le CCM au cours de la même année. Aussi, le laboratoire a procédé au traitement de 38 films de long métrage dont sept en coproduction, 46 films de court métrage et six films publicitaires ainsi que le kinescopage de 10 films et le titrage et sous-titrage de 18 films.
Par ailleurs, l'année a été couronnée par la sortie de 17 films à l'échelle nationale et le CCM a participé à la coproduction de 10 films dont la majorité était d'Afrique subsaharienne. Cette situation n'est pas prise en compte par l'Algérie. Depuis l'indépendance, l'Algérie a conçu moins de 300 films et pas moins de 40 films cinéma depuis 2001. Entre 2003 et 2004, elle a produit pour l'équivalent de 300 milliards de centimes soit environ 30 millions de dollars. Ce qui n'est pas beaucoup par rapport à l'investissement consenti, mais l'Algérie ne gagne pas beaucoup d'argent et se retrouve déjà très endettée, puisque la majorité des négatifs est bloquée à l'étranger. Ce qui ne l'empêche pas d'être le 5e producteur de films après le Nigeria, l'Afrique du Sud, l'Egypte et le Maroc.