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Le film "Les Bienheureux" malheureux en Algérie

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Depuis quelques jours nous assistons à une polémique stérile sur la non- sélection du film «Les Bienheureux» au Festival du film arabe d'Oran. A l'époque, le commissaire du festival Brahim Seddiki avait répondu que le film n'était pas algérien. C'était sans doute la plus mauvaise réponse que pouvait donner un responsable de festival à un film quand il ne souhaite pas le sélectionner. La nationalité d'un film n'a jamais constitué un handicap pour sa sélection dans les festivals. Il aurait pu dire que le film n'a pas reçu le ticket de la commission de sélection. Sans doute la seule qui pouvait donner un jugement sur la qualité du film. En réalité, les producteurs français et belge du film et même sa réalisatrice n'ont jamais commenté leur mise à l'écart des autres festivals. Pourquoi viser un film algérien et accuser ses responsables de censure. Officiellement, le film «Les Bienheureux» n'est pas une production algérienne. Ses producteurs Serge Zeitoun et Patrick Quinet ne sont pas algériens, encore moins son financement. Sofia Djama n'a pas de production algérienne. Bachir Derraïs qui était un producteur exécutif a servi, notamment pour obtenir les autorisations de tournage du film à Alger. Il est certain aussi, que le film n'a jamais obtenu le financement du ministère de la Culture. Même si le film de Sofia Djama a été sélectionné dans la section «Horizon» du festival de Venise et le festival de Dubai, il n'a jamais été sélectionné par un festival en Algérie: ni au Festival du film engagé de Zehira Yahi et de Ahmed Bedjaoui, ni au Festival du film méditerranéen de Annaba de Saïd Ould Khelifa et encore moins au Festival du film arabe d'Oran avec qui il ne partage aucun critère de sélection. Le film a été présenté en Algérie seulement dans des salles de l'Institut français d'Algérie. Ce black-out sur le film en Algérie n'a rien à voir avec la nationalité de sa production et encore moins avec la réalisatrice Sofia Djama. C'est en réalité le sujet du film, ouvertement anti-islamique (et non anti-islamiste) et un discours foncièrement anti-algérien, qui dérange. Comme pour le film Nadir Moknache «Viva l'Algérie», Zeimeche «Bled Number One» et aujourd'hui «Les Bienheureux», le titre du film est à l'opposé de la trame de l'histoire et la situation des personnages du film. Donc, la majorité des personnages est malheureuse en Algérie et son seul souci c'est de changer de société et surtout changer de pays. Une image négative de l'Algérie qui est souvent véhiculée par des films financés par des producteurs français qui tendent à mettre en accusation le pouvoir et les services de sécurité comme les véritables responsables de la décennie noire en Algérie. Il faut préciser que l'histoire du film devait s'intituler «Un verre de trop», que Sofia Djama a écrit durant deux ans, s'inspirant de son expérience personnelle d'étudiante «bougiote» de passage à Alger. Heureuse d'avoir terminé son film et malheureuse de ne pas pouvoir le présenter devant un public algérien. C'est peut-être mieux ainsi, la réaction du public aurait pu être plus radicale que celle du Festival du film arabe d'Oran.

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