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Quand le cinéma algérien rate les héros de son pays

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Au moment où l'Algérie est plongée dans le cinéma de l'événementiel, d'autres pays s'inspirent des histoires algériennes pour faire des films. Ainsi, après le film français «Des hommes et des Dieux» sur l'affaire de Tibhirine, qui a été tourné au Maroc et le film français «L'Assaut» sur la prise d'otages de l'Airbus d'Air France en Algérie en 1994, voilà que le cinéma égyptien s'intéresse à des histoires algériennes pour meubler son cinéma. C'est le cas d'un cinéaste égyptien qui adapta au cinéma l'histoire de Hamza Bendelladj, le hacker algérien condamné par la justice américaine à 15 ans de prison ferme pour avoir introduit un virus qui a causé des pertes colossales à l'industrie financière dans le monde.
Le film égyptien s'intitule «El Ahram errabea» (La Quatrième pyramide), réalisé par une jeune équipe de cinéastes égyptiens qui se sont inspirés de l'histoire du hacker algérien pour en faire un film de suspense, s'inspirant des actions du cyberpirate algérien, mais en créant un personnage égyptien. Le film de suspense s'est illustré comme un excellent thriller. Et pourtant, la quatrième pyramide existe déjà. Elle a été réellement découverte en bordure du plateau de Gizeh, où une équipe d'archéologues met au jour une gigantesque pyramide: la quatrième pyramide, que l'on pensait à jamais perdue. Il y a 5000 ans, sa construction fut une véritable course contre la montre: lors d'un règne qui ne dura que sept ans, le pharaon Djédefrê voulut absolument surclasser l'oeuvre du père qu'il détestait, le grand Khéops, le plus puissant pharaon que l'Égypte ait connu. Son objectif? Faire élever la plus haute pyramide jamais construite, surpassant de 18 mètres celle de son père.
Les artistes égyptiens s'inspirent toujours de la pyramide dans leur cinéma. Cette fois, ils se sont inspiré d'une histoire créée par un Algérien: Hamza Bendelladj, qui a développé, commercialisé et vendu les différentes versions de SpyEye et composants sur Internet. Hamza Bendelladj a été arrêté en janvier 2013 par la police à l'aéroport Suvarnabhumi de Bangkok, en Thaïlande. Objet d'un mandat d'arrêt délivré par une cour de justice américaine, il a été extradé une année plus tard aux États-Unis où il a également plaidé coupable des mêmes chefs d'inculpation. «Bendelladj a transmis plus d'un million de spams contenant des souches du virus SpyEye qui ont infecté des centaines de milliers d'ordinateurs aux États-Unis», indique le communiqué du département américain de la Justice. Cette histoire aurait pu servir de sujet pour des cinéastes algériens, mais l'absence de scénaristes compétents et surtout de créateurs réalistes a bloqué la création de ce genre d'histoires.
En France, le film «L'Outsider» réalisé par Christophe Barratier, sorti en 2016, s'inspire de l'histoire de Jérôme Kerviel, de son embauche à la Société Générale jusqu'à la crise financière de la banque en janvier 2008, où Kerviel est considéré responsable de la perte de 4,8 milliards d'euros. Comme quoi chaque pays hérite des histoires de ses héros.

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