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Le festival israélien de Haïfa inscrit de force des films maghrébins

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Après l'incident avec le réalisateur algérien Merzak Allouache, le festival israélien de Haïfa continue de créer la polémique avec les productions maghrébines. Cette fois c'est le Maroc qui est la victime puisque trois films marocains coproduits avec la France ont été programmés par les producteurs et les vendeurs français dans ce petit festival.
Nabil Ayouch, Meryem Benm'barek et Narjiss Nejjar: les films de ces trois cinéastes marocains étaient en lice au festival de Haïfa qui démarre le 22 septembre en Israël. Une participation sujette à polémique, que les trois réalisateurs n'ont pas tardé à abhorrer en annonçant de retirer leurs films du festival.
Mais une antenne marocaine du mouvement du BDS (boycott, désinvestissement, sanction) a saisi l'occasion pour dénoncer «l'artwashing apartheid» à l'oeuvre derrière ces sélections et via un tweet, a exposé les noms des réalisateurs de Statless, Sofia et Razzia.
Suite à cela, la réalisatrice de Sofia, Meryem Ben'mbarek, a demandé le retrait de son film de la sélection du festival israélien de Haïfa. La jeune réalisatrice n'est pas la seule à avoir désavoué cette participation, la société en charge de la distribution et la commercialisation du film marocain Razzia de Nabil Ayouch a, pour sa part, retiré le long-métrage du festival précité. Le film ne figurera donc pas à l'affiche de la programmation du festival prévu pour la semaine prochaine.
Nabil Ayouch avait vendu les droits de son film à une société étrangère qui a pris en charge la promotion du film à l'international, ce qui justifie le fait que le réalisateur n'a pas pris connaissance de l'intégration de son film à la programmation du festival. Le cinéaste ajoute que s'il soutient le boycott économique et politique d'israël, il rejette en revanche le boycott culturel. Pour sa part, la productrice du film Apatride de la scénariste marocaine Narjiss Nejjar, Mounia Chraibi a confirmé avoir demandé le retrait du film et l'annulation de sa projection dans le cadre de la compétition. Suite au retrait des films marocains, la presse israélienne a très vite réagi pour afficher les films sélectionnés. Une guerre médiatique s'est alors déclenchée entre le Maroc et Israël. Cette affaire nous rappelle l'épisode de Merzak Allouache et de son film Madame courage qui a été programmé au festival de Haïfa sans l'avis du réalisateur. C'est la distributrice et vendeuse française, qui travaille avec les Israéliens, qui avait programmé le film, ce qui a provoqué un tollé en Algérie. Mais cette situation a démontré aussi que ce festival israélien inscrit de force des films maghrébins dans le seul but de créer la polémique et faire connaître son petit festival.

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