Prévisions pour le 0 0000

 Adrar Min °C Max °C
 Laghouat Min °C Max °C
 Batna Min °C Max °C
 Biskra Min °C Max °C
 Tamanrasset Min °C Max °C
 Tlemcen Min °C Max °C
 Alger Min °C Max °C
 Saïda Min °C Max °C
 Annaba Min °C Max °C
 Mascara Min °C Max °C
 Ouargla Min °C Max °C
 Oran Min °C Max °C
 Illizi Min °C Max °C
 Tindouf Min °C Max °C
 Khenchela Min °C Max °C
 Mila Min °C Max °C
 Ghardaïa Min °C Max °C
Accueil |Culture | L'Ecran libre |

L'Arabie saoudite censure un sketch critique sur Netflix

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Qui a dit que la liberté d'expression est respectée aux USA? L'un des épisodes de l'émission de ce stand-upper et animateur américain, ´´Patriot Act´´, a été retiré de la version saoudienne de la plateforme, sur ordre du prince héritier, Mohammed Ben Salman. L'humoriste américain d'origine indienne, Hasan Minhaj, a évoqué dans un sketch le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi et s'en est longuement pris au prince héritier saoudien. La plateforme dit obéir à une requête légale du régime saoudien. Et parmi ces sujets, figure en bonne place l'Arabie saoudite, qui se voit consacrer un segment complet dans le deuxième épisode du show, mis en ligne le 28 octobre dernier par la plateforme. Hasan Minhaj s'en est pris pendant une vingtaine de minutes à Mohammed Ben Salmane (MBS), le prince héritier du régime. Ironisant sur le fait que «les Occidentaux ont craqué pour MBS, parce qu'ils ont cru à ses salades», notamment lorsqu'il a levé l'interdiction aux femmes de conduire, l'humoriste évoque plusieurs faits d'armes du prince héritier, comme l'emprisonnement pour trois mois (au Ritz-Carlton) du milliardaire Al-Walid ben Talal, membre de la famille royale saoudienne, l'assignation à résidence de sa propre mère, les quelque 1 500 prisonniers politiques dans le pays, la hausse des exécutions... avant d'enchaîner sur la guerre au Yémen, pays dévasté par les raids menés par une coalition dirigée par l'Arabie saoudite. L'humoriste américain pointe également du doigt les liens financiers entre l'Arabie saoudite et les entreprises de la Silicon Valley, dans lesquelles la monarchie investit des milliards de dollars. Selon le Financial Times, Netflix a confirmé le retrait de l'épisode de la monarchie, expliquant que la commission saoudienne des communications et des technologies de l'information en avait fait la requête. Selon elle, le contenu violerait une loi nationale contre les cybercrimes, qui punit «la production, la préparation, la transmission ou la détention d'un contenu menaçant l'ordre public, les valeurs religieuses, la morale publique et la vie privée». «Nous défendons ardemment la liberté artistique à travers le monde et n'avons retiré cet épisode qu'en Arabie saoudite, après avoir reçu une requête légale valide - et pour nous conformer à la loi locale», a dit la plateforme au FT. Cette affaire est un exemple de la realpolitik d'une entreprise de la tech américaine qui préfère ici sacrifier une petite partie de sa production plutôt que risquer de perdre un marché, mais aussi une preuve évidente d'hypocrisie de la part de Netflix. Car en engageant Hasan Minhaj, le tout «premier présentateur ´´brown´´ d'un talk show» - du nom que les Américains donnent à leur communauté d'origine indienne et pakistanaise, quasiment absente du paysage médiatique - le géant tout-puissant du streaming réalisait un acte fort et totalement conscient, au final il est dépourvu de toute liberté d'expression quand il s'agit d'intérêts internationaux.

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha