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L'Algérie échappe au tableau de chasse du "voyeur" de l'audiovisuel français

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M6 proposait cette semaine un nouveau numéro d'Enquête exclusive, présenté par le voyeur de l'audiovisuel français, Bernard de la Villardière sur le thème: Amour et sexe au Maghreb. Des sujets tabous abordés en Tunisie et au Maroc, alors que l'Algérie n'a pas accepté de lui accorder un visa pour réaliser le même reportage sur ce sujet. Amour et sexe au Maghreb est avant tout un documentaire inédit réalisé par Michaëlle Gagnet qui a effectué plusieurs séjours en Tunisie et au Maroc, à la rencontre de la population locale, pour évoquer un sujet très sensible dans cette société arabo-musulmane encore très conservatrice. Pour cela, les reporters privés, qui travaillent pour le compte de M6, ont exploité des sujets qui ont déjà fait la Une de l'actualité dans la région. En Tunisie par exemple, Michaëlle Gagnet revient sur l'histoire de Nassim et Sélima, qui ont été jetés en prison pour s'être embrassés, au nom des articles 226 et 226 bis du Code pénal sanctionnant, entre autres, «les atteintes aux bonnes moeurs». Dans ce pays, réputé le plus ouvert du Monde arabe, l'avortement est autorisé, la pilule en vente libre, mais la sexualité reste taboue. Le documentaire dévoile également le témoignage inédit d'un gynécologue tunisien qui répare l'hymen des jeunes filles, afin qu'elles retrouvent une virginité perdue... un sujet très secret jamais exploité par une télévision dans le pays. Même constat au Maroc, où les interdits ont comme conséquences la frustration sexuelle et le harcèlement. Des mères célibataires sont parfois rejetées par leurs familles et leurs proches. Ces femmes risquent une année de prison pour relations sexuelles hors mariage. Certaines sont contraintes d'abandonner leurs enfants. Quant aux homosexuels masculins et féminins, ils encourent 3 années d'emprisonnement, précise la chaîne française. Malgré les interdits et le poids des traditions, aujourd'hui, au Maroc et en Tunisie, la jeunesse a soif de liberté et revendique le droit de s'aimer au grand jour. L'Algérie n'a donc pas figuré dans le tableau de chasse des reportages controversés de Bernard de la Villardière, le voyeur de l'audiovisuel français connu pour ses reportages réalisés dans les bas-fonds des sociétés non occidentales. C'est à partir de 2005, qu'il présente sur M6 Enquête exclusive, le dimanche, en deuxième partie de soirée, une émission qui entend englober des thèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. Avec Mélissa Theuriau, qui lui a succédé à la tête de Zone interdite, il réalise en mai 2007 une enquête sur la guerre civile au Darfour, en se rendant sur place avec la journaliste. Leur reportage a été diffusé début juillet 2007 sur M6 dans Zone interdite. En 2013, il produit le documentaire controversé sur l'affaire d'Outreau (2001), Outreau, l'autre vérité réalisé par Serge Garde, ancien journaliste du quotidien L'Humanité. Il est surtout connu pour son engouement pour les sujets tabous.

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