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L'Afrique, un grand marché qui échappe à Netflix

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Le nombre d'abonnés de Netflix, en Afrique, pourrait atteindre 4 millions en 2023. C'est ce que révèlent les prévisions du cabinet américain Digital TV Research, spécialiste de l'analyse de données sur l'industrie audiovisuelle, qui a publié ses projections pour le futur, du leader mondial de la vidéo à la demande dans son étude «Netflix Forecasts report». Le cabinet américain a basé ses projections sur le nombre d'abonnés affichés par Netflix sur le continent en 2017 (1 million) et en 2018 (2 millions), ainsi que les différents facteurs influençant la croissance des abonnés individuels, comme l'accessibilité à Internet. Malgré la croissance des abonnés individuels projetée, l'Afrique reste néanmoins loin des pools régionaux comme l'Asie Pacifique qui comptera 28 millions d'abonnés en 2023 ou l'Amérique du Nord qui comptera, la même année, 77 millions d'abonnés. Pourtant, Netflix semble croire en le potentiel du marché africain. L'entreprise américaine a récemment annoncé son intention de coproduire du contenu africain, cette année, pour attirer plus d'abonnés du continent sur sa plateforme. A ce propos, Netflix a récemment acheté le film à succès nigérian Lionheart, pour 3,5 millions de dollars. Netflix a compris que pour réussir, elle doit composer avec les cinéastes régionaux. Depuis l'Amérique du Sud, Netflix a ainsi produit ou coproduit la série de science-fiction brésilienne 3%, l'argentine Edha ou le film colombien Pickpockets. En Asie, l'entreprise de Reed Hastings a misé sur toute une série de productions de dessins animés japonais parmi lesquels un reboot des Chevaliers du Zodiaque, le drame sud-coréen My Only Love Song ou encore un premier contenu original en hindi, Sacred Games, adapté du best-seller indien du même nom et attendu pour le 6 juillet 2018. Mi-avril, alors que Netflix organisait depuis Rome une grand-messe devant des centaines de journalistes européens, à laquelle nous avons été invités, on apprenait que 55 contenus originaux étaient également en ce moment en production sur la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (Emea). Au total, un milliard de dollars y seront investis en 2018. En Allemagne, la plateforme coproduit une adaptation du film La Vague inspirée de l'étude expérimentale d'un régime autocratique menée par le professeur Ron Jones avec des étudiants de Palo Alto en 1967. En Pologne, la célèbre franchise de dark fantasy The Witcher aura aussi droit à son adaptation en série. En France, un documentaire en plusieurs épisodes sur l'affaire du petit Grégory ou la série Génération Q de Noémie Saglio verront le jour, alors que le docu 13 Novembre: Fluctuat Nec Mergitur des frères Naudet sur les attentats de Paris sera en ligne le 1er juin 2019. En Turquie, l'acteur Çaðatay Ulusoy est en tournage pour la série The Protector attendue à la rentrée. Et en Jordanie, Netflix écrit une série d'aventures en arabe, Jinn. Lancé en décembre 2015 en Afrique du Sud, puis dans l'ensemble des 54 pays africains en janvier 2016, le catalogue de Netflix sur le continent ne contient pour le moment que des acquisitions.

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