Accueil |Culture | L'Ecran libre |

BeIN Sports obtient le soutien des Américains pour attaquer le saoudien BeoutQ

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Des organismes américains dans les domaines du sport et du divertissement, des associations professionnelles et des radiodiffuseurs internationaux ont demandé que des mesures soient prises contre l'Arabie saoudite, accusée d'organiser le «vol quotidien du sport et du spectacle dans le monde par l'organisation pirate BeoutQ».
C'est un dossier détaillé de 138 pages que beIN Sports et Miramax auraient remis à l'Ustr, l'organisme américain responsable du traitement des litiges commerciaux avec les pays qui ne respectent pas les règles des accords commerciaux internationaux.
Parmi les organisations lésées représentées, Sky et Canal+ sont associés à cette demande de résolution. BeIN explique avoir publié un site de BeoutQ qui explique comment, depuis des mois, BeoutQ et l'Arabie saoudite piratent, avec l'aide de l'opérateur de satellites, Arabsat, une quantité de chaînes et de contenus sportifs et de divertissement.
Cette situation de piratage a poussé beIN Sports à prendre une grave décision: il ne renouvellera pas son contrat avec Liberty Media pour diffuser le Championnat du monde de Formule 1 sur la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.
La raison de cet abandon n'est une surprise pour personne: le piratage dont se dit victime l'opérateur du Qatar, depuis des années sur toute cette région. Une action perpétrée, selon lui, par l'opérateur saoudien BeoutQ contre qui il a déjà entamé une procédure, en raison d'un préjudice estimé à plus d'un milliard de dollars.
Si les véritables raisons de ce conflit entre les deux pays peuvent être politiques, ce désistement s'avère également un grand coup dur pour Liberty Media, détenteur des droits de la Formule 1: beIN aurait versé entre 30 et 40 millions de dollars par an au cours des cinq dernières années, pour diffuser «le grand cirque».
Pour un préjudice estimé à plus d'un milliard de dollars, le Groupe beIN a lancé un arbitrage international contre le Royaume d'Arabie saoudite, accusé d'aider activement l'opérateur pirate BeoutQ avec l'aide de l'opérateur de satellites, Arabsat.
BeIN Sports n'est pas le seul opérateur touché, puisque les Groupes NBC Universal, Telemundo et Eleven Sports font également les frais des activités illégales de BeoutQ, qui diffuse des contenus des studios de cinéma hollywoodiens, de la NBA et de la NFL, de la Formule 1, des Jeux olympiques, l'UEFA, la Premier League et La Liga.
Alors que le gouvernement saoudien affirme déployer des «efforts inlassables» pour lutter contre le piratage audiovisuel, les décodeurs BeoutQ continuent d'être commercialisés en Arabie saoudite par des distributeurs réglementés par les autorités saoudiennes (Gcam). Les programmes piratés continuent d'être diffusés dans les cafés, les hôtels, les restaurants, les salons d'aéroports, les lieux publics et les foyers, à travers le pays.

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha