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Lagardère a toujours son mot à dire pour les droits de la coupe d'Afrique

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Les droits télés de la CAN sont toujours aussi compliqués à décrocher. Le groupe médiatique Lagardère détient toujours les droits de retransmission de la CAN et de la Coupe du monde pour la zone Afrique francophone, notamment. Il y a quelques jours, la Confédération africaine de football (CAF) a lancé un appel d'offres pour les droits de diffusion de la prochaine coupe d'Afrique des nations (CAN). Pourtant, ces droits étaient, jusque-là, détenus par le groupe français Lagardère. La CAF avait souhaité, en octobre 2018, renégocier le contrat avec le groupe français à cause de l'ajout de huit équipes à la compétition. Ce changement, ainsi que de nombreux autres paramètres, rendait caduques les conditions de l'ancien accord entre Lagardère et la CAF. Cette dernière avait alors souhaité que le groupe français offre une meilleure contrepartie pour la diffusion de la CAN. Le récent appel d'offres de la CAF pour les droits de diffusion de la compétition, laisse penser qu'il n'y aurait plus d'accord avec Lagardère. Contacté, il y a quelques semaines, pour éclairer sur la situation, le groupe n'a pas donné suite aux sollicitations de la presse. Comme annoncé, le Congrès de la CAF (Confédération africaine de football) a approuvé la poursuite des discussions avec la société Lagardère Sports, en vue de revoir le contrat signé en septembre 2016 et ce jusqu'en 2028, pour 1 milliard de dollars. C'est à ce prix que la société française a obtenu la gestion des droits médias et marketing du foot africain. Mais depuis l'accession de Ahmad Ahmad à la présidence de cette institution, le contrat a toujours été mis en cause, notamment sa durée. Désormais, une révision de l'accord est plus que nécessaire, depuis que la CAN passe de 16 équipes à 24. Par ailleurs, lors de la réunion de son Comité exécutif, la CAF a décidé de laisser les fédérations gérer elles-mêmes les droits TV pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Sur le plan juridique et plus d'une année après avoir quitté la tête de la Confédération africaine de football, Issa Hayatou est rattrapé par sa gestion de l'instance dirigeante du football en Afrique. Le Camerounais a été condamné par la Cour économique du Caire (la capitale égyptienne), à verser 24 millions d'euros d'amende. Son ancien secrétaire général, Hicham El Amrani, écope aussi de la même sanction financière. Les deux hommes étaient poursuivis pour avoir cédé, il y a deux ans, les droits médias et marketings du football continental à la société française Lagardère pour la période 2017-2028 contre 1 milliard de dollars. Pour les autorités égyptiennes, ce contrat allait à l'encontre des dispositions de leur pays qui abrite le siège de la CAF. Aussi, avaient-elles saisi la justice, qui avait ouvert le procès y afférent, en avril de cette année. Ce contrat est en train dêtre renégocié entre la nouvelle équipe dirigeante de la CAF et Lagardère.

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