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L'Arabie saoudite copie le Qatar et Dubai au festival de Cannes

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Le ministère de la Culture, récemment créé en Arabie saoudite, a annoncé une série d'initiatives dans le domaine des arts, notamment le premier festival du film du Royaume, une école de cinéma et des Archives nationales du film, mais surtout une participation active au festival de Cannes. Après la réouverture de salles de cinéma en avril dans le Royaume wahhabite, neuf courts-métrages vont être présentés pour la première fois au festival de Cannes. Pour la première fois de son histoire, l'Arabie saoudite s'est invitée au festival de Cannes, entre les 14 et 15 mai. Petit événement sur la Croisette, la présence d'un pavillon du Conseil du cinéma saoudien sur les plages de la Riviera est une véritable affaire d'État, vue, de Riyadh. Les plans sont conçus pour favoriser une industrie cinématographique locale. Cet effort fait partie des réformes sociales et économiques soutenues par le prince héritier, Mohammed ben Salmane, sous la bannière de Vision 2030. Le premier festival de films d'Arabie saoudite a été nommé Festival international du film de la mer Rouge et se déroulera dans le quartier historique de Jeddah, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Le président du festival est le jeune réalisateur saoudien Mahmoud Sabbagh, connu pour ses comédies révolutionnaires «Barakah Meets Barakah» et «Amra et le second mariage». L'ambition est d'en faire un événement panarabe majeur pour les talents émergents, centré sur un incubateur / laboratoire de film appelé Red Sea Film Lodge, ouvert toute l'année. Un peu comme le Qatar et Dubai. Les organisateurs tentent de nouer des liens avec d'autres laboratoires cinématographiques du monde entier. La première édition du festival est prévue pour 2020. Parmi les autres initiatives, figurent un fonds de production cinématographique et un programme de coproduction. Toutes les initiatives cinématographiques sont à un stade embryonnaire, mais signalent un nouvel élan. La levée, par l'Arabie saoudite, en décembre 2017, de l'interdiction des salles de cinéma imposée depuis 35 ans, a donné lieu à une course à la création d'écrans sur ce qui est considéré comme un marché potentiel majeur. Le premier multiplex saoudien a été ouvert en avril 2018 par Vox Cinemas, un exposant du Moyen-Orient, qui est sur le point d'ouvrir 110 écrans en Arabie saoudite, d'ici la fin de l'année. Mais en dehors de la construction de théâtres pour la projection de films hollywoodiens, il n'a pas semblé y avoir grand-chose en termes d'activité de développement industriel. Les réductions d'impôts, annoncées l'an dernier à Cannes, étaient censées inciter les producteurs à tourner en Arabie saoudite, mais ce n'est pas une proposition très viable pour le moment. Et les tentatives de création de liens internationaux ont été sapées par les conséquences du meurtre du journaliste dissident Jamal Khashoggi, tué et démembré à Istanbul, dans le cadre d'une opération présumée par le gouvernement saoudien, selon le gouvernement.

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