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Avant-première de «Les enfumades du Dahra»

Les techniques sauvages du colon…

Un documentaire portant sur un grand crime contre l’humanité ayant survenu en Algérie en 1845, a été projeté mardi soir à Dar Abdeltif.

L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc) a organisé à Dar Abdeltif, mardi soir, la projection en avant-première du film documentaire « les enfumades du Dahra » de Abderrahmane Mostefa , sur un scénario signé par l’écrivain Amar Belkhoja qu’on voit aussi dans ce film racontant ainsi les péripéties de ce funeste épisode tragique de notre histoire. Cette projection s’est déroulée en langue arabe, mais il en existe une en version française.

Razzia et emmurement
Le film qui a été marqué par le passage de nombreux intervenants dont l’historien français Giles Manceron, Amar Belkhodja mais aussi l’artiste-plasticien et directeur de l’école des beaux-arts de Mostaganem, Hachemi Ameur dont une partie du travail est inspiré de cette histoire-là. Le film dénonce l’implication de pas mal de responsables français qui avaient recours à ces outils de guerre, dont la razzia, la politique de la terre brûlée et le pire d’entre eux, l’emmurement et surtout l’enfumade des cavernes, ainsi que le passage au gaz, démarche qui remonte bien avant les camps de concentration de l’époque des nazis. Produit par Mycene Production, ce film documentaire a recours pour ce faire, à de nombreuses archives dont des toiles de peinture comme éléments accompagnateurs visuels pour raconter les enfumades du Dahra. Ce film lève le voile ainsi de façon claire sur les massacres coloniaux, la torture pratiquée par l’armée française pendant la période coloniale.

« Des familles décimées dans les grottes »
«L’action de Abderrahmane Mostefa comme réalisateur et moi-même, en tant que chercheur et journaliste repose sur deux choses essentielles, tout d’abord exhumer ce passé des plus dramatiques et sensible qu’ a connu notre peuple pendant les premières années de l’invasion française. Le deuxième aspect, il est important pour les historiens, hommes de théâtre, les cinéastes, de rattraper les criminels, et sensibiliser notre jeunesse autour de son histoire soit dans l’héroïsme ou dans le drame. Aussi, rattraper tous les criminels, y compris ceux que l’on a connus, pendant la guerre d’indépendance, les Marcel Bigeard, Massu, Hyves Godard, sans oublier de mettre dans le même boxe des accusés les hommes politiques, car il y a le civil qui donne l’ordre.
Il y a le militaire qui utilise son arme contre le peuple algérien. Il ne faut pas innocenter toute cette colonie d’hommes politiques dont Robert Lacoste, le général de Gaulle etc., tous ces hommes politiques qui de concert ont tenté de nous dépersonnaliser et de commettre les crimes les plus abominables», a fait savoir en préambule Amar Belkhodja qui se veut un guide précieux dans ce documentaire. Il est bon de rappeler que les enfumades sont une technique utilisée en Algérie par le corps expéditionnaire français durant la conquête du territoire de la régence d’Alger en 1844 et 1845. Le terme d’«enfumades» est souvent associé à Bugeaud, bien que le général Cavaignac ait déjà eu recours à cette pratique. C’est ce que ce documentaire révèle aussi. La technique consiste à asphyxier les personnes réfugiées ou enfermées dans une grotte en allumant devant l’entrée des feux qui consomment l’oxygène disponible et remplissent les cavités de fumée. Familles et animaux ont ainsi péri dans ces tragiques conditions inhumaines !

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