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Journée mondiale de la radio

Saïd Smaïl, Bacha et Zanoun honorés à Tizi Ouzou

Les pionniers de la radio algérienne d’expression kabyle ont été honorés jeudi dernier dans la ville de Tizi Ouzou à l’occasion de la Journée mondiale de la radio.

L’occasion a été celle des grandes et émouvantes retrouvailles entre des figures de proue de la radio ayant exercé pendant des décennies dans ce média qui a permis de promouvoir et de préserver des pans entiers de la langue et de la culture amazighes. Parmi les anciens journalistes et animateurs de la radio ayant été honorés et ayant marqué de leur présence au grand rendez-vous de jeudi dernier à la bibliothèque principale de lecture publique de la ville de Tizi Ouzou, on peut citer quelques célébrités à l’instar de : Saïd Zanoun, Saïd Mariche, Saïd Smail, Boukhalfa Bacha... Etaient également présents Arezki Azzouz, directeur de la radio locale de Tizi Ouzou ainsi que Nabila Gouméziane, directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou qui est d’ailleurs l’initiatrice de cet événement.
Au service de la culture
La célébration de la Journée mondiale de la radio a été placée sous le slogan de « la radio au service de la culture ». D’ailleurs, cette rencontre a été mise à profit pour que l’un des plus anciens animateurs de radio, Boukhalfa Bacha, fasse la présentation de son livre « Chfawat n Radio n teqbaylit » (les souvenirs de la radio kabyle). Comme il fallait s’y attendre, le temps imparti à cette rencontre s’est avéré insuffisant bien sûr pour évoquer tous les points importants ayant marqué le long parcours de la radio kabyle pendant des décennies avant l’indépendance, pendant la guerre pour l’indépendance et après 1962. C’est ainsi que Boukhalfa Bacha a rappelé le rôle énorme et déterminant joué par la radio dans la prise de conscience par rapport à la culture amazighe sous ses différentes facettes. Un rôle assumé à travers les centaines de pièces théâtrales radiophoniques en tamazight diffusées à l’époque sur les ondes de la radio kabyle. Cette radio a également été pendant des décennies une sorte de véritable école pour des centaines de chanteurs et de poètes kabyles ayant écrit avec des lettres d’or les pages de la radio kabyle, mais aussi de la culture amazighe de manière générale. Boukhalfa Bacha a, en outre, rappelé qu’à l’époque, travailler à la radio était un grand tabou même pour les hommes. C’était donc, selon l’orateur, un véritable défi que d’exercer à la radio tout en encourant le risque d’être en quelque sorte montré du doigt voire stigmatisé par la société. Ce n’est que des décennies bien plus tard que les esprits s’ouvrirent peu à peu pour que les choses deviennent normales. Tous les intervenants ont reconnu à l’unanimité que sans la radio kabyle, la langue amazighe aurait été amputée d’un vecteur de promotion déterminant et essentiel pour l’amazighité.
Une mission de prise de conscience
à l’époque, c’était le seul grand moyen de communication massif et auquel pouvait accéder presque tout le monde, ont encore rappelé
les particpants parmi lesquels l’écrivain Abdennour Abdesselam, le chanteur et animateur radio Belaïd Tagrawla, l’ancien directeur de la maison de la culture Mouloud-Mammeri, Hacène El Hadj,
les romanciers Hacène Halouane et Mohand-Ameziane Tadjer, l’acteur Salem Ussalas...
Un grand défi
à cette occasion, les pionniers de la radio, originaire de la wilaya de Tizi Ouzou, ont été honorés par la direction de la Culture qui leur a remis des attestations de mérite et de gratitude. La rencontre de jeudi dernier à Tizi Ouzou a été une sorte de cérémonie de remise de flambeau entre l’ancienne et la nouvelle génération d’animateurs et de journalistes de la radio.

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