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Takorabt-Béjaïa

Tant que l’art existe encore

Cette festivité a été scindée en plusieurs phases, versant dans leur totalité dans le développement de l’art de la culture.

La saison estivale n’est plus synonyme de farniente ni de paresse ni se limitant non plus à la plage. Tel est le credo pris en compte par les habitants du village de Takorabt dans la commune d’Ighil Ali, située dans le versant sud de la Soummam et de la wilaya de Béjaïa. Représentés par l’association Thighra (Appel) de Takorabt, ce village a, dans toutes ses entrailles, vibré pendant trois jours consécutifs, sous les rythmes différents composant l’art et la culture, aussi bien de la région que de l’Algérie entière. Poésie, littérature, peinture, dessins, concours des différents jeux culturels, chant et musique. Ayant acquis une expérience leur permettant d’attaquer les grands chantiers, les habitants de ce village sont passés à la vitesse supérieure en organisant la première édition artistique et culturelle qu’ils ont baptisée au nom des Journées culturelles de Takorabt.

Une festivité en plusieurs phases
Cette festivité a été scindée en plusieurs phases, versant dans leur totalité dans le développement de l’art de la culture. De prime abord, les habitants de ce hameau, ayant enfanté Jean et Taos Amrouche, ont jugé utile de transformer leur village en grande exposition aussi bien riche que variée dans laquelle on peut retenir beaucoup de belles choses, notamment en ce qui a trait à la participation des enfants de la région dans l’enrichissement de la culture et l’art algérien, et très particulièrement l’art ancestral des hommes libres appelés tout simplement Imazighen. Cette exposition, dressée en plein cœur du village Takorabt, est facilement repérable. il suffit d’emprunter le chemin liant «Thahanout Iloughmane» (lieu de repos dédié aux commerçants venant du sud du pays à bord de leurs dromadaires) ou encore «Thadjmaûth» vers la mosquée, en empruntant les vieilles constructions comme Azriv Ounacer. Dans ce repère, le visiteur a droit à une surprise pleine de beauté en voyageant dans l’histoire de ce village ne se différenciant aucunement de l’architecture des autres villages de cette Kabylie dans sa beauté. Pour les visiteurs, un tel voyage leur fait naître l’espoir d’une Algérie meilleure, tel que chanté par le Rebelle Matoub Lounès ayant, durant toute sa carrière, plaidé pour les vertus du retour à la source. Les habitants de Takorabt, eux, ont exécuté, sans faille ni manquement, ce plaidoyer en laissant intactes leurs anciennes constructions malgré l’élan d’urbanisation, très souvent sauvage, ayant frappé plusieurs régions du pays.

Une histoire ancestrale
Chez les habitants de Takorabt, on ne badine pas avec l’histoire millénaire et ancestrale. Et ce n’est pas tout. Cette exposition a également servi de tribune pour faire valoir l’artisanat de la région en avançant fièrement et fermement les objets artisanaux utilisés par les habitants de la région dans leur vie quotidienne. Tout comme ils ont mis en avant la beauté de la femme pudique de toute la Kabylie en faisant aussi valoir sa toilette toute naturelle et originale en se maquillant lors des heureuses occasions comme les mariages et autres festivités. En plus des colliers traditionnels, l’on trouve «tazoult» ou encore le «khol» donnant davantage de beauté à la femme.
Toute cette beauté est mise sous surveillance accrue du burnous de la «horma», de la dignité. Le burnous occupe un grand espace de la tradition algérienne, principalement dans la région de la Kabylie. Les habitants de Takorabt n’ont donc pas omis de valoriser cette étoffe en laine garant de la pudeur de l’homme libre. Cet homme libre s’illustre de plus en plus par ses travaux qu’il a laissés comme héritage à sa descendance et aux futures générations. C’est le cas du défunt Cherifi Hocine qui a sacrifié un grand pan de sa vie pour l’art et la culture en animant, pendant de longues années, la rubrique des mots croisés du quotidien régional de l’ouest, la République.

Hommage à Cherifi Hocine
Natif de Takorabt, les siens n’ont pas omis au passage de lui rendre un vibrant hommage en mettant en avant ses œuvres. Malgré la forte canicule sévissant dans tout le pays, les organisateurs de ces premières journées artistiques et culturelles n’ont pas chômé, aussi bien pendant la partie diurne, que durant la partie nocturne de la semaine culturelle qu’ils ont organisée. Ainsi, la nuit est consacrée aux familles entières et leurs enfants en leur faisant goûter l’art du théâtre. En ce sens, les troupes venues des Ath Maouche et de Guendouz ont donné leurs meilleures prestations en animant avec brio les géantes planches mises en place à cet effet. Et ce n’est pas tout.
L’historien Adli Younès a animé une conférence-débat dans laquelle il est revenu sur plusieurs sujets d’actualité primant, mais aussi faisant état de recherches par tant d’autres historiens. De plus, il a dédicacé son livre : «Des Igelliden (Rois) aux sultans». Durant trois jours consécutifs d’offrandes et des hommages, les jeunes chanteurs, des poètes jeunes et moins jeunes ont animé plusieurs scènes de haute facture sur le plan artistique dans un festival clôturé en beauté par la grande chorale, encadrée par Amar Kaddour, ayant fait appel à l’histoire en ressuscitant, tout en lui rendant un vibrant hommage, la mémoire de l’écrivaine et chanteuse Taos Amrouche en fredonnant le non moins célèbre hymne qui lui a été dédié par le non moins célèbre chanteur Oulahlou. La chanson, revenant sur les lèvres des amoureux du chant authentique, est intitulée «Marguerite Taos Amrouche».

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