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CONFIDENTIAL du 11 Août 2007


La presse marocaine «débloque»

Dans un éditorial «salé», un journal marocain n’a pas trouvé mieux que de qualifier la presse algérienne de «feuilles de chou» pour avoir remis en cause le sérieux et la crédibilité du projet marocain relatif à l’autonomie du Sahara occidental. Une réaction normale de la part d’une presse à la solde de la monarchie chérifienne. La presse algérienne a toujours soutenu le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Une façon de se racheter aux yeux du Makhzen après le procès intenté aux quotidiens Watan, Tel quel et Nichane. C’est aussi une autre façon d’être dans les bonnes grâces du pouvoir afin d’astreindre les autorités à revenir sur les décisions de poursuites et de saisies. Cherchez le bouc émissaire.


Réconciliation à El Islah

Les résultats du dernier scrutin ont donné à réfléchir à beaucoup de leaders politiques, notamment ceux d’El-Islah. Reconnaissant le poids de Abdallah Djaballah sur la scène politique nationale et ses capacités de mobilisation, certains cadres du parti, selon des indiscrétions, auraient lancé l’initiative de réconcilier les deux partis antagonistes. A ce sujet, on ajoute que l’aile Djahid Younsi aurait même donné son aval pour dialoguer avec l’aile Djaballah. D’autant que le Conseil d’Etat a renvoyé son verdict concernant le conflit qui oppose Djaballah aux redresseurs du parti, au plus tôt à décembre prochain. Ce qui exclurait Djaballah des locales.


L’affaire des infirmières bulgares portée à l’écran

Les caméras hollywoodiennes zooment bien. Elles tournent dans tous les sens. Rien ne leur échappe. Le drame des femmes bulgares en est la cible cette fois-ci. En effet, un film racontant l’histoire des femmes bulgares sera bientôt sur les écrans. Le titre est déjà connu: Les Six de Benghazi. Les cinq infirmières ainsi que le médecin palestinien ont autorisé le producteur Six Sence Productions, à adapter à l’écran, leur tragique sort.


Attaché de presse sans presse

L’attaché de presse du 17e festival du raï ne se presse pas. Il ne trouve même pas utile de jeter un coup d’oeil à la presse. D’ailleurs, il n’a pas hésité à inviter les journalistes chargés de couvrir l’événement de lui remettre leurs articles afin de les soumettre au jury devant en désigner le meilleur.
«Ramenez-moi vos articles demain pour les présenter au concours du meilleur article» a-t-il déclaré. Décidément, on aura tout vu lors de ce festival.


Gare routière ou grand souk?

L’anarchie. On en entend parler. On en connaît toutes les formes. Mais celle qui règne à la gare routière de Bouira ne s’explique pas. Les chauffeurs de bus dictent leur loi. Pas de respect d’horaire. Les malheureux citoyens sont obligés de se soumettre, et attendre la «bénédiction» du chauffeur et/ou du receveur pour marquer le départ sans trop de retard. Il y a lieu d’ajouter, à cela, le mauvais stationnement des bus, une très mauvaise organisation. Là, il faut marquer une halte. La même gare assure le transport à l’intérieur de la wilaya, des communes situées hors du chef-lieu, et à l’extérieur. Le brouhaha est partout. Les cris des receveurs ressemblent à ceux des vendeurs de sardines. D’ailleurs, elle est située à côté du marché populaire. Entre les deux. Aucune différence!


Disparition du dernier dauphin d’eau douce

La proximité des prochains Jeux olympiques focalise l’attention des médias occidentaux sur l’actualité de l’empire du Milieu. Il ne se passe pas un jour sans qu’un sujet relatif à l’économie, à la politique, aux droits de l’homme ou à l’environnement ne vienne étayer les thèses confortant la méfiance occidentale vis-à-vis du régime chinois. Dernièrement, on vient de focaliser sur la disparition du dernier dauphin d’eau douce de l’espèce Beiji vivant dans le Yang-Tsé-Kiang.
La pollution ou le régime du parti unique, ou les deux conjugués sont-ils responsables de la disparition du cétacé?

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