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Impact de la Covid-19 sur l’économie nationale

Des hauts et des bas

L’impact le plus important de la pandémie du coronavirus devrait venir des réponses du gouvernement à la crise.

«L'Algérie fait face à une situation économique difficile et inédite en raison de plusieurs facteurs: la crise structurelle héritée de l'ère Bouteflika, la chute des cours des hydrocarbures et enfin la crise du coronavirus», reconnaissait le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. L'économie algérienne a subi de plein fouet les conséquences de l'épidémie liée au coronavirus, auxquelles est venu s'agripper l'effondrement, simultané, des prix du pétrole, mettant les autorités du pays aux prises avec une crise multiforme. Si l'adoption rapide des mesures de confinement a contribué à ralentir la pandémie, celles-ci ont gravement entravé l'activité économique. La forte baisse des prix et de la demande d'hydrocarbures à l'échelle mondiale a ajouté aux difficultés du secteur, réduisant encore davantage la rente des hydrocarbures. Dans ce cadre, une nouvelle loi sur les hydrocarbures offrant de meilleures conditions aux investisseurs a été promulguée dans le but de relancer l'investissement. En effet, la crise sanitaire qui a tenu le haut de l'affiche en cette année 2020 aura chamboulé l'économie nationale. Si le contexte a favorisé les innovations ou n'a eu aucune emprise sur le développement de certains projets en cours, d'autres y auront laissé des plumes. À coup sûr, l'économie nationale sortira forcément marquée d'une année aussi chahutée que 2020. Dans cette tempête pandémique, aucun secteur d'activité n'est épargné. Les trains sont restés en gare, les bateaux à quai, les avions cloués au sol, les commerces ont baissé rideau, les chantiers de construction, pourvoyeurs de main-d'oeuvre, à l'arrêt, le tourisme en berne, l'industrie des manufactures sur cale. Pour faire face à la crise, le gouvernement a procédé à des coupes budgétaires extrêmement importantes, notamment de 50% dans le budget de fonctionnement de l'Etat et des baisses considérables des importations, de l'ordre d'une dizaine de milliards de dollars.
La consommation a ralenti, tout comme l'investissement, quoique de façon plus marquée.
En août dernier, le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, a estimé à plus d'un milliard d'euros les pertes des entreprises publiques en raison de la crise sanitaire, tandis que 500000 postes d'emplois ont été perdus. Néanmoins, la crise sanitaire a été une opportunité pour développer l'écosystème national.
Ainsi, si certains secteurs d'activité sont au bord du gouffre, tel l'événementiel, le BTP ou le tourisme, qui ont dû licencier, d'autres ont limité la casse en se réinventant, à l'instar de l'industrie pharmaceutique, du e-paiement qui a connu via la plate-forme monétique d'Algérie poste une nette amélioration en 2020 avec un taux de croissance de 406% par rapport à l'année précédente, notamment avec la modernisation des systèmes, mais aussi la crise sanitaire, qui a incité les citoyens à avoir recours à ce genre d'opérations, de même que les traiteurs qui ont trouvé une parade face aux annulations en masse de réceptions. Dans le même contexte, et contrairement à la majorité des secteurs économiques, le secteur agricole en Algérie semble échapper aux affres de la crise sanitaire mondiale du coronavirus qui a marqué l'année 2020, avec un rebondissement important de la production et même des perspectives à l'exportation.
En pleine crise, la production agricole a pu dépasser l'équivalent de 25 milliards de dollars, contre 23 milliards USD durant la campagne agricole précédente. Preuve que ce secteur stratégique est capable d'assurer la sécurité alimentaire du pays, même dans les moments les plus difficiles. Cependant, l'impact le plus important devrait venir des réponses du gouvernement à la crise. Le chômage et l'accumulation massive de la dette seront probablement deux héritages durables de 2020. Autant dire que le problème n'est pas économique: l'Algérie ne manque ni de ressources ni de besoins.
Pour lancer l'investissement productif, une cellule psychologique serait sans doute plus utile, pour soulager de son anorexie une économie qui refuse apparemment de grossir, de grandir.
D'autant que l'urgence n'est plus dans la réforme des entreprises mais bien plus dans la réforme des mentalités.

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