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Seddik Larkeche, expert international en gestion des risques, à la radio

«Il faut des mesures d’apaisement !»

Il a mis l’accent sur l’importance de définir la date exacte pour la tenue d’une présidentielle.

Si la situation politique qui ponctue actuellement l’Algérie persiste, il faudra s’attendre, inéluctablement, à une crise profonde, dans les prochaines semaines. Cela impose par conséquent, de trouver une issue « appropriée », et ce, à court terme. Mais, concrètement, quelles sont les options de sortie de crise qui s’offrent à nous ? C’est à cette question quelque peu complexe, qu’a tenté de répondre, hier, l’expert international en gestion stratégique des risques, Seddik Larkeche, qui intervenait sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 3. Ce dernier, après avoir brièvement commenté les récents événements, a lancé un appel aux « décideurs », les invitant à appliquer des « mesures d’apaisement», pour « créer un climat propice à l’organisation d’une élection totalement transparente ». Celles-ci devront s’axer sur trois éléments essentiels. En premier lieu, souligne l’expert ; il serait judicieux de commencer par « la libération des détenus d’opinion ». Une disposition humaniste qui selon lui, est «liée aux libertés individuelles». La deuxième mesure qui, pourrait éventuellement, « consolider l’idée d’enclencher le processus électoral» serait selon lui, la nécessité de changer les têtes d’affiche du gouvernement actuel. Enfin, sur le dernier point, il insiste sur l’utilité de faire appel au Hirak pour qu’il fasse émerger des jeunes, qui « puissent créer de nouveaux partis dans le but de participer à l’élection présidentielle». L’intervenant a, en outre, mis l’accent sur l’importance de définir la date exacte pour la tenue d’une présidentielle. Revenant sur le conciliabule entrepris par les principales figures de la classe politique, Seddik Larkeche évoque un dialogue de sourds, dont les acteurs « peinent à s’entendre sur un consensus qui permettrait d’aller vers une présidentielle ». D’un autre côté, il estime que la tenue de ce dialogue qui se veut « inclusif » par les politiques, est catégoriquement « rejetée » par le peuple. Et pour cause, poursuit-il ; « les Algériens ne font plus confiance à cette classe politique qui a été longtemps neutralisée », dira-t-il. Dans ce sens, il explique que ceux qui la composent avaient par le passé, prêté « allégeance» au gouvernement Bouteflika. Cela s’est manifesté, soit par un silence complice, soit par un soutien indéfectible à l’ancien président, précise-t-il. Par conséquent, Seddik Larkeche préconise qu’il faut donner au Hirak « les moyens d’exister politiquement ». Poursuivant sur cette ligne, il soutient que cela se réalisera en permettant aux jeunes de se fédérer. D’après lui, si nous voulons construire une Algérie nouvelle, il est obligatoire de passer par la case d’un renouveau politique. A propos de la désignation de représentants fiables et légitimes, Seddik Larkeche soutient que seule la démocratie pourra en décider. « Si élection il y a, il est absolument essentiel qu’elle soit libre et indépendante de toute fraude ». Par conséquent, seules les urnes parleront au nom du peuple, à condition qu’il y ait des garanties solides pour les citoyens. Evoquant l’incertitude qui plane sur le devenir du pays, l’invité de l’émission a fait savoir que la dernière sortie du président par intérim, notamment à propos de la non-interférence de l’institution militaire dans le processus de sortie de crise «va dans la bonne direction». Cependant, «cela n’est aucunement une garantie solide quant à la transparence de l’élection» et donc insuffisante.

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