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Industrie automobile

L’inquiétude des constructeurs

Les partenaires étrangers travailleront-ils avec des administrateurs en l’absence des propriétaires du projet ?

Après le «coup de fatigue» qui a freiné le développement du bourgeon d’industrie automobile, les marques-partenaires, impliquées dans le processus engagé en novembre 2014 avec Renault et à partir de 2016, avec trois autres grands constructeurs internationaux, ont manifesté leurs inquiétudes auprès des autorités nationales.
Il faut dire que l’ensemble des patrons algériens activant dans cette filière est actuellement en détention provisoire. Les Kia, Hyundai et Volkswagen n’ont pas tardé à se rapprocher du ministère de l’Industrie pour savoir ce qu’il en sera dans le futur. Ainsi, le jour-même où le DG pour la région Mena, de Kia, faisait le déplacement à Alger pour renouveler l’intention du constructeur coréen d’aller loin avec son partenaire algérien dans le process d’intégration, les ambassadeurs d’Allemagne, de Tchéquie et d’Espagne s’étaient réunis avec la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt. Les représentants diplomatiques des trois pays, dont les marques automobiles sont concernées par les modèles assemblés par le groupe Sovac et «parrainées» par le géant allemand, Volkswagen, ont été mandaté par les opérateurs, histoire de montrer au gouvernement algérien, l’importance du projet industriel entamé à Relizane. En élevant la représentativité au niveau diplomatique, que simplement économique, le groupe Volkswagen engage dans sa démarche trois pays européens, visiblement désireux de rester en Algérie et y développer une industrie mécanique. Le communiqué du ministère de l’Industrie et des Mines qui rend compte des entretiens entre la ministre et les trois ambassadeurs, donne prioritairement le ton à la vision algérienne en matière d’industrie automobile. Longtemps accusé d’être un alibi à l’importation de véhicules, le projet Volkswagen a connu, au même titre que toutes les autres usines d’assemblage du pays, un coup de frein plutôt brutal, amenant une cessation d’activité dans certaines unités de production. De fait, les discussions ont porté, essentiellement, sur le projet du constructeur automobile en Algérie, rapporte le même communiqué.L’on apprendra également que Djamila Tamazirt a mis ses interlocuteurs au courant des mesures prises par le gouvernement pour éviter une fermeture pure et simple des usines, en raison de l’emprisonnement de leurs patrons. La désignation d’administrateurs dans un premier temps et la levée prochaine des obstacles par la libéralisation des Kits et le déblocage du compte bancaire de l’entreprise Sovac, ont été soulignés par la ministre.Il reste qu’à bien lire le communiqué du ministère de l’Industrie, ces mesures ne constituent pas, pour autant, la panacée. La ministre de l’Industrie a tenu à mettre en évidence «les réajustements opérés en 2019» et promis que «l’activité du groupe Sovac reprendra son cours normal en 2020», tel que décidé par le Conseil national de l’investissement. L’occasion pour la ministre, d’aborder le «plan de développement de la sous-traitance impliquant des équipementiers (qui) a été présenté dans l’objectif de renforcer l’activité industrielle du Groupe». Chose qui, apparemment, ne figurait pas parmi les priorités du partenariat Sovac-Volkswagen. En tout cas c’est ce qui a motivé la décision du gouvernement de réduire la voilure des usines d’assemblage. Le communiqué souligne l’impératif d’aller sans délais vers l’intégration et «de s’orienter vers l’exportation des pièces, composants et véhicules dans le strict respect de la réglementation». il n’avance aucune échéance à cette opération qualitative, très attendue par les pouvoirs publics qui ont soutenu l’activité par plusieurs milliers de dollars d’importation de kits d’assemblage, en sus de la détaxation. Mais pour ne pas refaire la même erreur que les gouvernements précédents, la ministre a «suggéré la mise en place d’un groupe de travail composé de techniciens du ministère, de l’entreprise Sovac et du constructeur automobile, qui sera chargé de se pencher» sur les aspects, liés à l’intégration, la sous-traitance et l’exportation. Cette rencontre a permis au département de l’industrie de mettre les points sur les « i » et, partant, renouveler l’intérêt du gouvernement pour le développement de l’industrie automobile. Il reste, cependant, à attendre la réaction des partenaires européens et sud-coréens quant à l’offre que leur a faite la ministre. Travailleront-ils avec des administrateurs, en l’absence des propriétaires du projet ? Entreront-ils dans le capital de ces sociétés, comme prévu par les cahiers des charges ? Toutes ces questions trouveront leurs réponses, certainement après la présidentielle, lorsque le pays aura retrouvé la stabilité politique nécessaire à même de garantir un partenariat sérieux avec les constructeurs étrangers.

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