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Les prix du Brent se rapprochent de la barre des 60 dollars

L’or noir reprend des couleurs

Le pétrole a bénéficié de l’annonce de la maîtrise de l’épidémie du coronavirus et d’une probable réduction de la baisse de la production de l’Opep.

C'est une bonne nouvelle, en soi, pour l'Algérie. Son gouvernement, qui s'est engagé, à travers un plan d'action ambitieux, à supprimer certaines taxes et à exonérer de l'impôt sur le revenu, les salaires de moins de 30 000 dinars, doit trouver des sources de revenus. Si le niveau actuel du prix du baril n'en offre pas l'opportunité, il n'empêche que le rebond qu'il vient de connaître servira au moins à ne pas éroder davantage les réserves de change et à ne pas précipiter leur extinction. Après cinq semaines de baisse qui les ont laminés, les prix du pétrole ont redressé la barre. Ils ont enchaîné quatre séances de hausse consécutives significatives, qui font espérer qu'ils ne tarderont pas à franchir la barre psychologique des 60 dollars. Hier, vers 14h30 à Alger, le baril de Brent, référence du pétrole algérien, s'échangeait à
57,34 dollars, enregistrant ainsi une hausse d'un dollar qui lui permettra de clore la semaine sur une augmentation non négligeable. Il faut reconnaître à l'or noir d'avoir repris des couleurs dans une conjoncture qui ne lui était pas favorable, à cause, notamment du coronavirus qui a provoqué une chute spectaculaire de la demande chinoise qui aurait baissé de quelque 3 millions de barils par jour, ce qui a conduit l'Opep à revoir fortement à la baisse de près de 20% sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole brut cette année, à cause de l'épidémie qui frappe la Chine, seconde économie de la planète et premier pays consommateur d'or noir dans le monde. «L'impact de l'épidémie de coronavirus sur l'économie chinoise a ajouté aux incertitudes concernant la croissance économique globale en 2020 et par extension, sur la croissance mondiale de la demande de pétrole en 2020», a indiqué, mercredi dernier, l'Organisation des pays producteurs de pétrole dans son rapport mensuel. Les prix du pétrole ont, du coup, subi une de leur plus sévère dégringolade.
Le baril a cédé plus de 10 dollars depuis l'apparition de ce virus qui panique la planète. Une situation qui avait conduit l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et son allié russe, à se pencher, les 5 et 6 février, sur cette chute des cours de l'or noir, aussi inattendue que spectaculaire qui a impliqué
«l'empire du Milieu», un acteur clé du marché pétrolier. L'éventualité d'une réduction supplémentaire de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses alliés, dont la Russie, face au risque d'une baisse significative de la demande chinoise, qui aurait reculé d'environ
3 millions de barils par jour, semblait acquise. Une option que les Russes auraient rejetée. La Russie se serait prononcée en faveur d'une baisse de production de 600 000 barils supplémentaires par jour, pour enrayer la chute des cours, provoquée par l'épidémie du coronavirus, ont rapporté de nombreux médias. L'hémorragie a fini par être enrayée, malgré l'annonce d'une hausse des stocks US.
Les cours, qui avaient atteint lundi dernier leur plus bas niveau en 13 mois, «avaient déjà commencé à rebondir mardi et l'élan a été suffisamment important pour leur permettre de ne pas retomber complètement après le rapport sur les stocks américains», a souligné Matt Smith, de Clipper Data.
Le marché semble en outre «rassuré» par les derniers chiffres des autorités sanitaires chinoises qui indiquent que l'épidémie du coronavirus se propage moins rapidement qu'il était craint.
«Le pire de la crise est peut-être derrière nous», a estimé cet expert. Il est aussi attendu que les recommandations du comité technique conjoint de l'Opep et de ses alliés, de prolonger l'accord de réduction de la production de pétrole jusqu'à fin 2020 et de procéder à une réduction additionnelle jusqu'à la fin du deuxième trimestre, soient appliquées. Les Russes, qui y ont opposé leur «veto» semblent partants. Interrogé après une réunion avec son homologue russe, Alexandre Novak, le ministre de l'Energie kazakh, Nourlan Nogaïev, a indiqué mercredi dernier que leurs deux pays «tiendraient compte des intérêts des (...) compagnies pétrolières» et «adopteraient une position commune», ont rapporté plusieurs agences russes. Une information qui joue en faveur d'un rebond du baril.

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