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24 heures

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Les parlementaires égyptiens ont tenu leur première séance dès hier suite à un raz-de-marée des islamistes. Au même moment, les choses allaient nettement moins bien chez leur voisin, la Libye, où le Conseil national de transition est franchement contesté alors qu'il devait se pencher sur la préparation des élections de juin prochain. En Tunisie, c'est l'An I de la révolution avec son lot de procès, à commencer par celui de Nessma TV. C'est ce contexte que choisit le nouveau ministre marocain des Affaires étrangères pour se rendre à Alger.
C'est aussi lors des dernières 24 heures que les ministres européens des Affaires étrangères se sont réunis à Bruxelles dans l'objectif, outre d'imposer un embargo pétrolier à l'Iran, de tenter de porter plus d'attention aux pays du sud de la Méditerranée notamment ceux qui viennent de vivre le Printemps arabe. En Syrie, le printemps apporte son lot de sang, alors qu'au Yémen, c'est l'ex-président qui part se soigner sous de meilleurs auspices avec l'espoir d'un retour à la tête d'un parti, faute d'être au sommet de l'Etat.
C'est donc à un bilan mitigé que devront se livrer les Européens à propos du Printemps arabe. Le ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Terzi, espère qu'une nouvelle ère puisse s'ouvrir sur le plan des relations euro-méditerranéennes, un accord étant déjà signé avec la Libye depuis quelques jours. Il a relevé l'urgence et la nécessité pour l'Europe d'accorder un grand intérêt aux pays méditerranéens. C'est un gage, selon lui, pour limiter le nombre de migrants clandestins et l'infiltration des terroristes. Nombreux sont les ministres européens qui se sont rendus récemment en Egypte, en Tunisie et en Libye pour s'enquérir du degré de ferveur des révolutionnaires. A coup sûr, l'aide va affluer. Les Européens étant conscients que ces pays ont besoin de ressources, de programmes et de soutien dans les forums financiers internationaux, en cette période de transition, leur permettant de créer de l'emploi ainsi que de mettre en place des partenariats avec les entreprises européennes. Si l'on se fie aux assurances du ministre italien, on se rendra compte qu'il a reçu un message de confiance de la part des partenaires sud-méditerranéens quant au futur des questions commerciales européennes et au remboursement des dettes contractées par ces pays. Les pourparlers sur ces questions vont être approfondis à l'occasion d'autres rendez-vous.Ce sera le cas lors de la prochaine réunion ministérielle du groupe des 5+5 prévue le 20 février à Naples.
Cette réunion regroupera les ministres des Affaires étrangères de l'UMA, de l'Italie, la France, Malte, le Portugal et l'Espagne.
A Naples, la réunion sera étendue également à l'Egypte, la Grèce et la Turquie afin de stimuler leur coopération dans un moment décisif marqué par les changements rapides dans la Méditerranée, selon le ministère italien des Affaires étrangères. Il est important, selon lui, de discuter de la coopération politique, mais il est nécessaire, comme demandé par les partenaires de la rive Sud, d'évoquer aussi les problèmes liés à l'emploi, l'immigration et l'intégration.
La période post-révolutionnaire est donc tout aussi agitée que celle ayant précédé le Printemps arabe. Mais pour des raisons différentes.

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