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D'importants dirigeants syriens ont été assassinés hier dans un attentat suicide revendiqué par ladite «Armée 'syrienne' libre (ASL)». Or, les médias occidentaux et du Golfe ne sont pas pour peu dans la dégradation de la situation en Syrie en apportant un soutien agissant à l'opposition (armée) syrienne et en propageant des informations pas toujours en phase avec la réalité. En mai 2012, la BBC publie une photo montrant plusieurs rangées d'enfants irakiens morts, soi-disant illustrant le massacre commis dans la ville syrienne de Houla. L'impact d'une telle photo est singulier et eut plus de retentissement que mille écrits. Mais la photo de la BBC était un faux. Voilà le jeux dangereux auquel se livrent médias et agences de presse dans la prise en charge de l'information en relation avec le conflit syrien. Le cas de la BBC n'est en fait qu'un exemple parmi des centaines d'autres manoeuvrant l'opinion publique internationale et distillant désinformation et propagande. Pris en flagrant délit de mensonge, de manipulation et de désinformation, les organes de presse et médias occidentaux et du Golfe, surtout, excipent du fait qu'ils «n'ont pu vérifier» l'authenticité de l'information. La bonne blague! Ce que disait, entre autres, la «british» BBC qui justifiait la publication de cette photo d'enfants irakiens - massacrés lors de bombardements américains en 2003 - pour des enfants syriens décimés par le régime d'Al Assad en 2012. Il fallut que le photographe, Marco Di Lauro, de Getty Image, proteste quant à l'utilisation abusive de cette photo, pour que la BBC tente de se justifier mentionnant qu'«(...) elle n'avait pas pu être authentifiée indépendamment». C'est très grave pour un organe aussi prestigieux que la BBC de ne pas s'assurer de l'authenticité de l'information qu'elle divulgue. De fait, Marco Di Lauro n'a pas manqué de déplorer: «Quelqu'un utilise mes photos pour apporter des preuves au massacre et faire de la propagande contre le gouvernement syrien.» Tout est en fait là; la crise syrienne donne lieu au plus grand déploiement de désinformation jamais observé dans des conflits similaires. L'éthique journalistique veut qu'aucune information ne puisse être diffusée sans qu'elle ne soit recoupée par des sources indépendantes. Ainsi, une agence de presse très engagée dans la crise syrienne, l'Agence France presse, AFP, ne prend plus la précaution d'avertir ses lecteurs que les informations données ne sont pas ou n'ont pu être corroborées de sources indépendantes. En février, le journal anglais, The Independant a aussi annoncé que «les forces de sécurité du président Assad ont tué sans distinction des douzaines de bébés à Homs». Là aussi c'était un faux. Ce genre d'informations, plutôt de clichés, sont répétitifs dont l'objectif semble clair, donner l'image la plus horrible du pouvoir en Syrie. Aussi, des photos atroces sont-elles diffusées en boucle par la BBC, France 24 et autre Al Jazeera, outre la presse écrite, qui répercutent sans état d'âme des informations qu'elles ne se donnent pas la peine d'authentifier et de vérifier, l'essentiel étant de faire porter les crimes les plus abominables sur le compte du régime syrien. La question de la déontologie semble ainsi dépassée et ne plus être prise en compte dès lors que les enjeux en conflit sont plus importants que les vies humaines et autres dégâts que cela puisse induire. En fait, les agences de presse reprennent systématiquement les communiqués d'une ONG, siégeant en Grande-Bretagne, s'étant autoproclamée «Observatoire syrien des droits de l'homme (Osdh)» quand ces informations se révèlent, souvent, infondées, voire mensongères. Ainsi, une ONG siégeant à plus de 7000 km de Damas, dispose-t-elle des informations, singulièrement des massacres, dans la minute qui suit leur forfait et dispatchées aussitôt aux agences? «L'Osdh» est donc une autorité pour tout ce qui concerne la Syrie? D'où sort donc cet «Osdh» devenu le passage obligé par lequel transitent les informations «politiquement corrects» sur la Syrie, attribuant au dirigeant syrien, Bachar Al Assad, tous les crimes de la création? Mais, au fait, pour qui roule l'Osdh?

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