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La "mouche" qui a piqué Hollande

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La France est bien seule à faire le coup de feu au Mali. Au quatrième jour de son intervention militaire, l'Angleterre a consenti à l'aider avec deux avions de transport tandis que les Etats-Unis consentent à lui fournir des renseignements. Bien maigre consolation. Du coup et après avoir répondu à l'appel du Mali, la France se retrouve dans la même situation à attendre de l'aide. L'Union européenne a promis «d'accélérer ses préparatifs pour envoyer la mission militaire de formation au Mali» qui était prévue pour le mois de février prochain. Quant aux Russes, c'est à peine s'ils ne condamnent pas en estimant que «toute opération en Afrique peut et doit se faire sous l'égide de l'ONU et de l'Union africaine». L'Allemagne et la Suisse ne s'intéressent qu'au sort de leurs ressortissants au Mali en leur demandant de quitter au plus vite ce pays. Cet isolement de la France contredit l'argument de «la légalité internationale» avancé par le président français pour justifier son intervention qui a, de toute évidence, été décidée dans la précipitation. Comment, sinon, expliquer que, dans la matinée de vendredi dernier, le président Hollande dans ses voeux au corps diplomatique, que la France répondra favorablement à la demande du Mali mais qu'«elle le fera strictement dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité» et annoncer le soir de la même journée et à partir de l'Elysée, l'intervention militaire française. Que s'est-il passé dans l'intervalle? Des colonnes de véhicules «pick-up» des terroristes faisant mouvement vers le Sud ont été repérés par les services de renseignements français. Ils ont considéré que si la ville de Mopti tombe aux mains des terroristes, la route pour Bamako sera ouverte. Et c'est là que se trouve la panique de l'Etat français. Il faut savoir que dans la capitale malienne résident 6 000 Français. Plus d'une centaine de sociétés à capitaux français y activent, principalement dans les services. Il faut remarquer que la France n'a pas, comme l'ont fait l'Allemagne et la Suisse, appelé ses ressortissants à quitter le pays. Tout au plus, le site du ministère des Affaires étrangères français recommande à ses compatriotes «de faire preuve de la plus extrême vigilance». Il est vrai que la situation économique de la France ne plaide pas pour le rapatriement de milliers de Français et la perte de centaines d'entreprises expatriées. Il est vrai aussi que, dans ce cas, ce sont autant d'otages potentiels si les terroristes venaient à s'installer dans la capitale malienne. Déjà qu'avec 8 otages français détenus dans la région, le gouvernement français subit une forte pression de leurs familles et de l'opposition. Il était, donc, hors de question de s'exposer à voir s'ajouter 6000 autres otages. C'eut été d'une ampleur inédite dans l'histoire. D'ailleurs, le président Hollande le confirme lui-même en péchant par excès. L'excès de répéter à chaque point de presse après son conseil de défense le nombre de civils français présents à Bamako mais aussi et surtout que l'intervention militaire n'est pas dictée par «les intérêts fondamentaux de la France» et «ne poursuit aucun intérêt particulier». Pour un peu, il nous aurait fait croire que l'armée française est partie en excursion. De tout ceci il apparaît que l'armée française va s'efforcer de sécuriser la ligne de démarcation entre le nord et le sud du Mali et s'y installer comme une digue pour protéger ses ressortissants. Cela fera une base militaire supplémentaire pour la France en Afrique. Pas question de pourchasser les terroristes dans le désert. Ce bourbier sera laissé aux troupes africaines qui se sont annoncées!

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NOCETO - france 19/01/2013 10:02:11
6000 Français au Mali dîtes-vous. Certes, mais 9/10 ieme sont des bi-nationaux. Vous en savez quelque chose vous algériens. Combien de bi-nationaux français-algeriens sur le territoire Français ?
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