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Vigilance accrue...
11 Septembre 2007
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Le doute s’installe. Aussi bien sur les plans sécuritaire que social: le mois du Ramadhan est entouré d’incertitudes. La pression s’accentue. Avec l’obsession des attentats kamikazes, une rentrée scolaire en embuscade et une situation sociale explosives, les familles algériennes sont cernées de partout.
Le ton rassurant des autorités, qui promettent une rentrée sociale sans pression, n’est en réalité destiné qu’à apaiser les esprits. Alors que la «problématique» de la pomme de terre n’a pas encore été tirée au clair, les quantités importées étant juste bonnes à nourrir les vaches, le citoyen ne sait plus à quel saint se vouer. La hausse vertigineuse des prix de certains produits de base, dits subventionnés par l’Etat, vient alourdir la facture, voire même élargir la fracture sociale. En effet, les prix de certains produits, comme la semoule, l’huile et le sucre, ont pris l’ascenseur. Où sont donc passés les services de contrôle des prix? La question ne mérite pas d’être posée, du moment que, encore une fois, on invoquera la libération des prix. Un concept qui, chez nous, est synonyme d’anarchie et de couverture «officielle» pour les spéculateurs de tous bords. Au chapitre sécuritaire, et comme à chaque mois de Ramadhan, le pire est à craindre. Le nouveau modus opérandi utilisé par les terroristes, constituera une obsession pour les Algériens.
La vigilance doit être de mise. Les services de sécurité auront du pain sur la planche. Un dispositif exceptionnel sera déployé, notamment dans les lieux publics très fréquentés par les citoyens comme les marchés publics, les stations de bus, les écoles...et les édifices officiels. Même le citoyen doit faire montre d’un esprit de civisme, en signalant tout mouvement suspect.
Le relâchement est interdit. Chacun, à son niveau de responsabilité, doit faire en sorte que ce mois sacré soit celui de la miséricorde et de la fraternité entre les Algériens. Cependant, la plus grande responsabilité incombe aux parents, lesquels doivent surveiller les «fréquentations» de leur progéniture et, surtout, lui inculquer les valeurs patriotiques et républicaines. La stabilité, c’est aussi veiller à ce que les personnes responsables de l’endoctrinement de jeunes adolescents soient arrêtées et traduites devant les tribunaux. Au volet social, il s’agit d’améliorer les conditions de vie des populations. Ce qui contribuera à atténuer les effets de la crise sociale.

Arezki LOUNI

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