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Incertitudes
24 Janvier 2008
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C’est le mot-clé du rendez-vous annuel du Forum de Davos. Récession, panne commerciale, crises des «subprimes» (hypothécaires) et boursières, ont eu des retombées douloureuses - notamment aux Etats-Unis, paradis des «subprimes» - et mis ces dernières semaines le monde de l’économie, des finances et du commerce en effervescence. Ce sont des dirigeants et patrons internationaux à tout le moins déprimés qui se sont donné rendez-vous hier dans la célèbre station de Davos en Suisse, où s’est ouvert le Forum annuel mondial qui passe en revue la santé économique et financière du monde. Davos devenu ces dernières années le haut lieu des rencontres économiques et diplomatiques branchées, où il est possible de voir et de se faire voir, se tient toutefois cette fois-ci avec en toile de fond, les crises multiformes qui mettent en exergue l’anarchie actuelle du commerce international, comme en témoigne la difficulté de clore le cycle de négociations de Doha qui traîne en longueur. Doha, dont les pourparlers ont débuté en 2001, achoppe sur le différend agricole qui oppose le Sud au Nord. Ce cycle aurait dû être clos en 2004. Or, l’OMC n’est pas assurée qu’il soit achevé d’ici à la fin de l’année en cours. Ce n’est là en fait que l’un des aspects des problèmes économiques et commerciaux qui font planer l’incertitude sur le commerce international. Les hausses de prix du pétrole, celles des carburants, ont eu des répercussions négatives sur les Bourses mondiales des trois continents (Asie, Amérique du Nord et Europe), qui ont plongé de concert lors des dernières quarante-huit heures, mettant à vif les nerfs des grands patrons et dirigeants du monde, lesquels tenteront d’en restreindre les effets sur l’économie et le commerce internationaux. Pour ce faire, les grandes puissances économiques comptent sur l’apport des pays émergents dont le dynamisme économique ne se dément pas et qui prennent une place de plus en plus importante dans l’économie mondiale, notamment les dragons asiatiques, pour servir de locomotives, sinon de détonateurs à un commerce mondial - dominé par les multinationales - poussif et pour tout dire en panne d’idées novatrices. Donc, le ton général ne sera pas à l’optimisme à Davos, où nombre de problèmes font grincer le mécanisme financier international - mis encore à mal par la crise financière que traversent les Etats-Unis - nécessitant un examen sérieux de la part des grand hommes de l’économie et des finances réunis en Suisse. Il va sans dire aussi, que la situation de crise internationale a, et aura des répercussions négatives sur l’Algérie qui négocie son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce. Or, tout est encore à faire dans le domaine des lois et des mises à niveau de nos secteurs financier et de production pour rendre notre pays compétitif et concurrentiel au plan international et lui ouvrir la voie pour rejoindre les pays émergents. Ce qui est, en fait, une gageure que l’Algérie se doit de relever.

N. KRIM

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