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Largesses
04 Février 2008
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Le ministre de l’Intérieur a instruit ses services de passer au crible toutes les associations à caractère national ou local. Selon certaines informations, la loi sur les associations devrait être revue. Sur les 73.000 agréées, elles seraient, selon les estimations de son département, plus de 6800 à ne rien faire, donc inutiles. Le mot est lâché. Inutile.
Après des années d’agitation, voire de zèle, le citoyen assiste de plus en plus à une situation assimilable à une démission pure et simple des organisations dites de défense des droits du consommateur - un exemple parmi d’autres - naguère considérées comme les avocats des consommateurs.
Sur le papier, on peut compter nombre d’associations de défense des consommateurs. Mais dans la pratique, l’opinion reste édifiée sur les motivations profondes de leurs animateurs.
Confinés dans un silence aussi significatif que coupable, les animateurs de ces associations ne se rappellent au bon souvenir de la société qu’à l’orée de certains événements politiques. Ce ne sont pourtant pas les motifs à interpellation qui manquent. Pour preuve, leur (absence) rôle joué lors de la dernière flambée des prix de large consommation. Les prix flambent.
La qualité fait défaut. Les intoxications ont tué. Elles continueront de tuer. Mais point de réaction de la part de ces différentes associations. Elles se sont murées dans un silence qui ne date pas d’aujourd’hui. Pourtant, leurs animateurs ne sont ni frappés de myopie et encore moins de cécité pour ne pas s’apercevoir que le marché est inondé de produits de mauvaise qualité et de contrefaçon. Et cela, au nez et à la barbe desdites associations «défenseurs» des droits des consommateurs.
Apparemment, ces associations, quand il s’agit de défendre le citoyen, adoptent un profil bas. D’autant plus qu’au lieu d’être des forces de pression, certaines associations se sont transformées en poètes qui, le plus souvent, font l’apologie de certains industriels ou de politiciens.
Dans leur complaisance, certaines associations vont jusqu’à organiser des «quêtes» pour la cause de l’heure et ce, en toute illégalité. Ces associations parasites qui s’accrochent aux basques des puissants du moment, comme des girouettes, ne ratent aucune occasion ni aucun événement pour prêcher la bonne parole. Membres de la société civile, à part entière, les animateurs de ces associations s’illustrent le plus souvent par leur inaptitude et leurs penchants pour certaines pratiques politiciennes.
C’est pourquoi, face à leur inefficacité dans la lutte qu’elles devraient mener, ces associations sont le plus souvent qualifiées de satellites.
Qu’elles soient invitées ou...évitées, elles se font participantes, rien que pour émarger sur la liste des «souteneurs» en vue d’empocher des dividendes.

Smail ROUHA

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