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Cycles...
06 Février 2008
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Et cela repart! Un préavis de grève est lancé pour la fin du mois par l’Intersyndicale, au moment où plusieurs secteurs des activités de production et de service -ports, taxis, boulangers- risquent d’être paralysés à partir d’aujourd’hui. De leur côté, les corps enseignants des trois cycles menacent aussi de revenir à la charge, peu satisfaits des résultats obtenus auprès de leurs interlocuteurs respectifs. Après la démonstration de force faite en janvier dernier par l’Intersyndicale, suivie dans la foulée par les lycéens, qui ont observé des arrêts de cours pour protester contre la surcharge de leurs programmes scolaires, les syndicats reviennent ainsi à la charge.
C’est ainsi que la Coordinations des 12 syndicats qui ont animé la grève du 10 janvier a appelé à l’observance d’un arrêt de travail national pour les 24, 25 et 26 février prochains. Ce qui dénote, qu’entre ces deux dates, aucun progrès n’a été réalisé pour une meilleure prise en charge des problèmes qui se posent aux travailleurs et fonctionnaires réduits à ces débrayages ponctuels pour se faire entendre des pouvoirs publics.
Tout, en fait, est là: le déficit d’écoute des pouvoirs publics incapables de prendre la mesure de la détresse où se trouvent aujourd’hui des pans entiers de la population, coincés entre une cherté de la vie qui rogne leur pouvoir d’achat et une situation sociale en constante dégradation.
C’est sur quoi les syndicats tentent de faire mettre le doigt en soulignant la précarité qui est aujourd’hui celle d’une population qui s’appauvrit de plus en plus au moment où la «cagnotte» du pays n’a jamais été aussi bien pourvue. Certes, le gouvernement a toujours affirmé sa disponibilité à «dialoguer» avec les «partenaires agréés».
Une précision qui, en fait, restreint d’emblée le «nombre», sans doute aussi la qualité de ceux appelés à parler au nom des travailleurs et à défendre leurs droits.
Un oui...mais qui perdure depuis des années, vidant, en fait, de sa véritable contexture, un tel dialogue, réduit dans les faits à un monologue entre la Centrale syndicale, Ugta, et le gouvernement. Or, des secteurs de plus en plus nombreux ne se reconnaissent plus dans le vieux syndicat auquel il est reproché d’avoir perdu de vue les vrais intérêts de ses adhérents.
La pauvreté est-elle soluble dans les promesses que les gouvernants ne cessent de faire? Or, parallèlement, au moment où les produits de large consommation connaissent des hausses en continu, les salaires des travailleurs stagnent à un niveau assurant à peine le minimum vital à une population qui voit s’accentuer sa paupérisation quand la classe moyenne laminée n’existe plus que par le nom.

N. KRIM

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