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Ce n’est pas normal!
20 Février 2008 Lu 638 fois
Nonobstant les grèves qui ont marqué la Fonction publique dans tous ses secteurs, ce sont encore les problèmes de la jeunesse qui font l’actualité. De déclarations pompeuses en promesses délirantes, les responsables politiques, à tous les niveaux, promettent monts et merveilles à cette jeunesse qu’ils n’ont su ni comprendre, encore moins apprivoiser. Il en a toujours été ainsi quand «la» politique politicienne prend le pas sur «le» politique qui sait faire la part des choses et replacer les problèmes dans leur contexte véritable. Les jeunes Algériens, privés de repères culturels, identitaires et sociaux, ne semblent n’avoir qu’un seul but dans leur courte vie: partir ailleurs. Un ailleurs qui est loin de ressembler, loin, s’en faut, à l’eldorado. Il est pourtant simple d’être à l’écoute des citoyens en général, de cette jeunesse en particulier, pour les comprendre et comprendre leurs problèmes qui sont forcément spécifiques. Aussi, imaginons que l’Algérie vit dans une véritable démocratie où l’intérêt général prime l’intérêt privé. Les institutions fonctionnant de manière régulière et sans interférences. La Justice ne sera pas un vain mot, ni un mot creux. La corruption sera mise en marge. Or, les ménages sont tiraillés. Après les produits de large consommation, c’est au tour des prix des matériaux de construction de flamber. Ce qui risque de remettre en cause le projet de construction d’habitation privée. Si le projet est en cours de conception, le rêve s’effondrera comme un château de sable. Mais si le projet est en cours de réalisation, il risque de traîner. Les matériaux de construction coûtent cher. C’est à prendre ou à laisser. Les ménages moyens n’en sont que les victimes. Et la logique économique qui dit «quand le bâtiment va, tout va» est loin de convenir aux petits ménages. L’Opgi ne construit plus. Les loyers prennent l’ascenseur. Les prix ne cessent de grimper. Les revenus ne suivent pas le rythme. Le pouvoir d’achat se réduit comme une peau de chagrin. Les statuts particuliers ne sont pas encore adoptés dans leur majorité. Aussi, il est temps de s’intéresser «uniquement» au développement du pays. De se préoccuper exclusivement de l’intérêt national. Le discours «paternaliste» de différents responsables à l’endroit des jeunes n’est pas pour apaiser la situation. Voir des jeunes mourir en haute mer, alors que le pays dispose, de l’aveu même du grand argentier du pays, d’un matelas de réserves de change de 110 milliards de dollars, ça ce n’est pas...normal!
Smail ROUHA
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