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Le dernier quart d’heure
20 Août 2008
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«Les terroristes sont dans l’impasse!» a affirmé, hier, Yazid Zerhouni, sur les lieux de l’attentat qui a visé l’école de gendarmerie des Issers. Il a suggéré aux terroristes qui le veulent, «de se rendre» car «les forces de sécurité iront jusqu’au bout» de leur mission, a-t-il précisé. Leur mission étant l’éradication totale du terrorisme. Une mission qui, jusque-là, a été très bien menée. La nature même des actions terroristes le prouve. Dans la panoplie des activités du terrorisme on trouve principalement l’attentat kamikaze, la bombe actionnée à distance et les embuscades. Alors que pour les deux premiers types d’actions un seul homme suffit - Layada l’a confirmé récemment-, pour une embuscade il faut nécessairement plus qu’un seul homme.
A quoi assistons-nous ces derniers temps? D’abord, que de tous les massifs montagneux et boisés que compte le pays il ne reste plus qu’une partie à l’est à «nettoyer». Une partie réduite entre Constantine-Skikda et Jijel. C’est dans ces monts que les terroristes se sont regroupés après avoir été délogés par l’ANP des maquis de l’Ouest, du Centre et de l’Extrême-Est comme Tébessa-Khenchela et Batna. Comment cela peut-il se vérifier sur le terrain sans être expert de la chose militaire? Le seul recours à l’attentat kamikaze au Centre comme ce fut le cas hier aux Issers et bien avant à Lakhdaria où l’utilisation de la moto y a même été introduite, démontre que les «troupes» -ou ce qu’il en reste- sont ailleurs.
Elles sont précisément dans la partie réduite à l’est du pays et citée plus haut où les militaires ont eu des accrochages avec des groupes terroristes. «L’impasse» est encore prouvée même dans les actions offensives répétées que mènent les terroristes. En effet, acculés qu’ils sont dans un espace qui se réduit au rythme de l’avancée des forces de sécurité, les terroristes n’ont plus que deux attitudes à choisir. Se terrer en position défensive ou tenter des sorties offensives. Pour un même résultat au final, c’est visiblement le choix- quand il n’y a plus rien à perdre- de l’offensive qui a été adoptée. Le plus important et qui permet de mettre en avant la situation de désespoir des terroristes est le fait qu’ils ne décrochent plus aussi rapidement que par le passé. Les accrochages durent. Avec toute l’énergie et la sauvagerie du désespoir précisément.
Un désespoir qui s’accentuera au rythme de l’avancée continue des forces militaires.
En bref, et à qui veut bien voir, le mode opératoire des terroristes au Centre, qui diffère de celui constaté à l’Est, aujourd’hui, alors qu’il est nul partout ailleurs, ressemble bien au «dernier quart d’heure». Un dernier quart d’heure avec cependant toute la dangerosité de la bête blessée. «L’impasse» c’est aussi cela!

Zouhir MEBARKI

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