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Algérie France, après la pluie...

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Nuage. Le Premier ministre français, Manuel Valls, arrive aujourd'hui à Alger à la tête d'une importante délégation. Il doit coprésider avec le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, la 3ème session du comité intergouvernemental de haut niveau mis en place en 2012 par la déclaration d'Alger signée par les présidents Bouteflika et Hollande. Le moins que l'on puisse dire est que les deux premières sessions avaient bénéficié d'un climat plus détendu. Chaleureux même. Cette fois et grâce à certains milieux français, médiatiques et autres, l'atmosphère est plus tendue. Ils ont choisi la veille de cette importante rencontre pour répandre des propos diffamatoires contre notre institution présidentielle. Une véritable campagne que notre ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a, à juste titre, qualifiée de «malveillante et fallacieuse» à l'ambassadeur de France qui a été convoqué au siège du ministère. Des milieux français qui n'hésitent pas à agir contre les intérêts de leur propre pays puisque des accords économiques sont prévus à cette 3ème session ainsi que l'inscription de nouveaux objectifs. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que ces milieux agissent. Il faut se rappeler que le projet d'amitié, prévu lors de la présidence Chirac, a été avorté par l'adoption de la loi du 23 février 2005 qui attribuait à la colonisation un «rôle positif». Pourquoi pas l'apartheid aussi? Ceci étant, il est aujourd'hui confirmé que si les relations, entre la France et l'Algérie, ont toujours été tendues depuis 1962, la cause est à chercher uniquement dans l'Hexagone. Il appartient à l'Exécutif français de «faire le ménage» dans ses rangs pour défendre d'abord les intérêts de la France. Le président Hollande voyait dans le «partenariat d'exception» la reconquête, par la France, de la place de premier partenaire économique occupée aujourd'hui par la Chine. Dans la lutte contre le terrorisme qui sévit en Europe en général et en France en particulier, il est également important que nos deux pays unissent leurs moyens. D'autres intérêts existent comme la francophonie par exemple. Dans tout le parcours sinueux de ces relations, l'Algérie a toujours affiché sincèrement et avec constance sa bonne volonté. L'Etat algérien a toujours agi en ce sens sans aucun «coup fourré». Il est important que ces relations soient débarrassées, une fois pour toutes, de ces scories qui les stérilisent. C'est pourquoi Lamamra demande que les «autorités françaises qualifiées marquent clairement leur réprobation de cette campagne qui est incompatible avec la qualité et le niveau des relations algéro-françaises». Au moment où nous écrivons ces lignes, «Soeur Anne» n'a rien vu venir!

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