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Pari sur la stabilité

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Très attendue par l'opinion nationale, la loi de finances 2017 sera au menu du prochain Conseil des ministres. Compte tenu des difficultés financières que vit le pays, tous les Algériens appréhendent le contenu du texte et craignent des révisions à la hausse de beaucoup de produits de large consommation. Il faut dire que les médias nationaux s'y sont mis à plusieurs pour souligner le caractère forcément impopulaire des mesures imposées par la conjoncture économique. Ce qui est de nature à compliquer le quotidien des citoyens. Cela est une évidence, sauf que tout est dans le niveau de cette complication.
Nous en avons déjà eu un aperçu avec la loi de finances 2016. L'opposition et la presse avaient, rappelons-le, pronostiqué une année infernale pour le gouvernement et le pays. Les augmentations apportées à la TVA, pour certains produits et services, étaient assimilées à un appel à l'émeute. Les députés de l'opposition ont présagé le pire. Plus de 9 mois après l'entrée en vigueur de ces mesures «impopulaires», force est de constater que le niveau de consommation n'a pas baissé, dans l'électricité et encore moins concernant le carburant. Cela pour dire que «l'impopularité» d'une démarche n'est pas proportionnelle aux cris des opposants.
Demain, en fin de journée, les Algériens découvriront sur leurs écrans de télévision ou sur leurs tablettes et smartphones ce que le gouvernement leur propose pour passer l'année 2017 avec un minimum de casse. Car c'est bien de cela qu'il s'agit et les Algériens savent très bien qu'ils devront d'une manière ou d'une autre passer à la caisse. C'est la loi de l'économie et beaucoup de sociétés en ont déjà fait l'expérience. Ils le savent d'autant plus qu'une bonne proportion, parmi eux, a déjà vécu les conséquences d'une crise pétrolière qui a mis le pays à genoux durant les années 1990. Pour celle qui nous concerne présentement, la société fait le constat d'une stabilité remarquable, contrairement à ce qui se passe ailleurs. Mais cela n'empêche pas les appréhensions, les chiffres du commerce extérieur nous rapprochant de jour en jour de la situation des années 1990. La mission première du gouvernement Sellal sera justement d'éviter une autre descente aux enfers.
Le projet de loi de finances 2017 aura donc la fonction de poursuivre sur la même dynamique de 2016, c'est-à-dire faire en sorte à ne pas enfoncer la classe moyenne, tout en pratiquant une politique de moins en moins rentière. Les équilibres seront très difficiles à négocier, mais pas impossible. Abdelmalek Sellal, qui a jusque-là su manoeuvrer, est devant le plus important test de sa carrière. Et pour cause, si le pays parvient à tenir bon durant l'exercice 2017, sans violence sociale, sans inflation galopante, sans un chômage en hausse et avec une croissance économique soutenue, il aura réussi là où plusieurs Premiers ministres se seraient cassé les dents. C'est dire toute l'importance de cette loi de finances. C'est véritablement un pari sur la stabilité du pays.

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