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De la métrologie à l'épicier du coin

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Science et commerce. Il est un point discuté et approuvé lors du dernier Conseil des ministres, mais qui n'a pas été suffisamment repris par les médias. Il s'agit du projet de loi relative au système national de métrologie. Il est pourtant d'une importance cruciale pour l'ensemble de l'économie. Une activité à plusieurs segments. Prenons le plus basique. Lorsqu'on fait ses courses chez le boucher ou le marchand de légumes par exemple, on paye selon le poids affiché par leur balance. La métrologie, qui est une science de la mesure, permet de savoir si cette balance du commerçant est fiable ou non. Par des contrôles évidemment. En réalité, très peu se posent cette question lorsqu'ils font leurs emplettes. Excès de confiance ou négligence? Pourtant, il n'est pas exclu que la balance du commerçant ne soit pas fiable. Pas forcément en sa défaveur. Résultat, derrière chaque balance «déréglée» se cache une hausse des prix déguisée. Là où cette hausse «casse le thermomètre» c'est bien dans le secteur industriel. A titre d'exemple, une bouteille de vinaigre (déjà que des anomalies dans sa composition viennent d'être découvertes) sur laquelle est mentionnée une certaine contenance et à qui il manque, malgré tout, quelques centilitres que l'on multiplie par les centaines d'hectolitres produits par l'industrie, cela devient beaucoup plus important qu'une simple triche. Si tel est le cas (il l'est souvent), ce sont nos exportations hors hydrocarbures qui risquent de nous rester sur les bras. Ce qui est valable pour les liquides l'est aussi pour les solides. C'est l'ensemble de la production industrielle qui est concernée. Jusque-là et avant ce projet de loi, la métrologie qui se décline par trois aspects (légale, fondamentale et industrielle) n'existait chez nous que par un seul de ces aspects. Celui contenu dans la loi 90-18 relative au système national légal de métrologie. C'est-à-dire le cadre réglementaire. Rien pour la recherche (fondamental) et rien non plus pour l'industrie. Il paraît évident que le souci du gouvernement est de doter nos exportations hors hydrocarbures d'un moyen essentiel sans lequel aucune transaction internationale n'est possible. Sur ce point le communiqué du Conseil des ministres est on ne peut plus clair en précisant que le projet de loi tend à «la mise en place des méthodes, instruments et équipements de mesurage unifiés et conformes au système international de métrologie, de sorte à garantir également leurs validations à l'étranger, au bénéfice des produits locaux exportés». Bien entendu le texte par lui-même ne suffit pas. Il y a un laboratoire national qui est prévu. Il existe aussi un Office national de métrologie légale. Une coopération avec les Allemands est également prévue. Ceci toujours dans la métrologie industrielle. On arrivera bien un jour à contrôler la balance de l'épicier. Chaque chose en son temps!

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