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L'école et les "restes" du FMI

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Leçon et devoirs. Lundi dernier s'est tenue une rencontre qui a regroupé autour de la ministre de l'Education nationale les syndicats et les parents d'élèves. L'objet de cette rencontre était centré sur le dossier de la retraite. Etaient également présents à cette réunion des représentants du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale ainsi que de la Caisse nationale des retraites. Pourquoi? Pour exposer et mieux convaincre les uns et les autres sur les réalités qui minent ce dossier. Parmi ces réalités figurent les retraites anticipées. C'est-à-dire avant l'âge légal de 60 ans. Les participants ont pu ainsi apprendre que plus de la moitié des retraités dans le pays sont des «anticipés». C'est le «cadeau empoisonné» laissé par le FMI qui nous avait imposé ce «remède de cheval» en 1997 alors qu'il nous tenait à la gorge avec les dettes que nous devions lui rembourser. Tous les Algériens se rappellent de ce «remède» qui avait pour nom «Programme d'ajustement structurel». Cette «pilule amère» aurait dû être arrêtée en 2006, lorsque le président Bouteflika a libéré le pays de la dette extérieure. Une «prolongation» qui a permis à une imposition conjoncturelle de se transformer en «droit» éternel. Sauf que si l'on continue sur le même rythme, ce sont tous les retraités du pays qui ne toucheront plus leurs pensions. Sauf à augmenter les cotisations des salariés. En d'autres termes, réparer une injustice en créant une autre. Pour ne pas tomber dans ce travers, il a été décidé lors de la dernière tripartite d'abroger la «loi du FMI» et de ne garder que l'âge légal de 60 ans. Ce qui n'est, toutefois, pas l'âge convenable sachant que tous les pays avancés ont augmenté l'âge de départ à la retraite. A titre d'exemple, l'Allemagne va passer à 69 ans. Ceci s'explique par l'espérance de vie qui a pratiquement augmenté, y compris chez nous, d'un quart de siècle. A cela s'ajoute le fait que le secteur de l'éducation est un gros pourvoyeur de retraites anticipées. 93% des retraites de l'éducation l'ont été sous forme de retraites anticipées. Chiffre arrêté au 31 août dernier. Les enseignants ont la même espérance de vie à 75 ans que le reste de la population. Il ne s'agit pas de faire la leçon à des enseignants, mais il est prouvé que nous sommes face à des motifs fallacieux en vue de perturber encore et toujours nos écoliers. Sinon comment expliquer qu'au même moment des rumeurs sont propagées au sujet du calcul de la pension des retraités de l'éducation. Lundi la rencontre a permis de les démentir avec force. A l'évidence, notre école est toujours dans l'oeil du cyclone. Après les multiples grèves, les cours de «soutien», la fraude au bac, le manuel de géographie tripatouillé, c'est maintenant les «restes» du FMI qui remontent à la surface. Au final c'est à nos enfants que certains veulent faire payer les pots cassés. Y compris à ceux des partenaires sociaux. Allez comprendre!...

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