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C'est dans l'air!

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Où sont passés les hommes d'Etat? Notre siècle se distingue par une étrange dépréciation des hommes politiques qui ont perdu le sens de la mesure. Les déclarations misogynes - pour ne pas en dire plus - du candidat républicain états-unien, Donald Trump, très «bad boy» sont un condensé de l'altération du milieu politique international, alors que le débat a de la peine à se maintenir à une certaine hauteur. Le fait est que Donald Trump n'est pas une exception, les exemples foisonnent d'hommes politiques [et chefs d'Etat] se conduisant en chefs mafieux, vitupérant et crachant leur venin. Du Monicagate (affaire Monica Lewinsky-Bill Clinton) au Rubygate (l'association d'une mineure marocaine aux frasques du chef du gouvernement italien, alors en exercice, Silvio Berlusconi), en passant par l'ex-président israélien, qui est en prison pour le viol (en 2006) d'une de ses employées, la liste est longue. Le monde est ainsi choqué par les turpitudes d'hommes politiques qui dirigent ou aspirent à diriger les affaires de leurs pays... Ce genre de «voyous» aux dehors brillants peuvent-ils exister? probablement: un Silvio Berlusconi - ancien président du Conseil italien - en donne la preuve avec ses fameuses soirées «Bunga bunga» dont l'épisode le plus trivial, qui choqua le monde, en est le «Rubygate». Mais pas que lui! Dans le même registre, l'ancien directeur général du FMI [Fonds monétaire international] Dominique Strauss-Kahn, n'avait rien à lui envier qui, durant l'assemblée périodique du FMI, a tenté de violer une femme de chambre guinéenne dans un luxueux hôtel de New York. En fait, la liste d'«hommes d'Etat» pris la main dans le sac à immondices est chargée et cela seulement pour le début de notre siècle et le dernier quart du précédent sans remonter à César. De John Kennedy à Bill Clinton en passant par François Hollande et Nicolas Sarkozy, nombreux ont été les chefs d'Etat surpris en situation exécrable. Est-ce normal? Et ce sont ces gens malades de sexe qui décident du sort du monde et des peuples? L'avilissement de ces «politiques» serait-il leur dénominateur commun? Tenez, une étrange coïncidence: le candidat républicain, Donald Trump - et ses déclarations à l'emporte-pièce sur les femmes qui ont choqué la planète - a été formaté au même moule que l'Italien Silvio Berlusconi: tous les deux, hommes des médias, viennent de la télévision. Cependant, ceci, peut-il expliquer cela? Comment les citoyens pourront-ils confier le bouton rouge de l'arme nucléaire - si jamais le peuple états-unien le choisit - à un Donald Trump? Comment se fait-il que ce même bouton rouge ait été remis à un François Hollande, prêt en juin 2013 à déclencher une guerre mondiale en se proposant de bombarder l'armée arabe de Syrie [ou comme l'écrit hypocritement l'AFP les «troupes de Bachar al-Assad]? Comment ces hommes éclaboussés par des scandales sexuels puissent continuer à exercer benoîtement le pouvoir? Il est vrai que le pouvoir est un nirvana qui fait oublier aux hommes d'où ils viennent et les font agir en maîtres absolus. N'est-ce pas, Henri Kissinger, ancien secrétaire d'Etat du président états-unien, Richard Nixon, qui assure «Le pouvoir est l'aphrodisiaque suprême»? L'homme qui a côtoyé des sommités mondiales sait de toute évidence de quoi il parle. L'ivresse et la toute-puissance que procure le pouvoir font commettre à des politiques - desquels il était attendu, en tant qu'hommes publics, la pondération et le savoir raison garder - des incorrections inadmissibles. Le candidat républicain états-unien a perdu, ces derniers jours toute crédibilité en tant qu'homme politique. Va-t-il pour autant se retirer de la course à la Maison-Blanche, ou François Hollande démissionner après ses propos controversés?. Certes pas! Bien au contraire, Trump semble trouver une certaine jouissance à nager dans la gadoue y enfonçant, par la même occasion, sa concurrente démocrate, Hillary Clinton. Le plus désolant est que la tendance est de trouver les hommes politiques, ministres, voire chefs d'Etat, de plus en plus dans les colonnes de la presse people que dans les magazines politiques sérieux pour leurs projets et idées pour (re)construire un monde meilleur. L'autre dérive est celle inaugurée pour le tout nouveau président philippin, Rodrigo Duterte, qui n'hésite pas à user d'un langage ordurier, qui traita Barack Obama «de fils de pute». Mais c'est là un autre problème, une déviance langagière, d'hommes politiques qui pour se mettre en avant contournent la langue de bois pour un parler cru. Il faut, cependant, remonter à l'homme d'Etat français, Georges Clemenceau pour retrouver un langage aussi trivial qui assura à propos du Premier ministre britannique, David Lloyd George: «Oh, si je pouvais pisser comme il parle!». Et ce sont ces obsédés - dans tous les sens du terme - qui dirigent ou aspirent à diriger le monde. Où sont donc passés ces hommes intègres qui ont donné à la politique ses lettres de noblesse?

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