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Non, M. Moreno Ocampo!

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Sortant de sa retraite, l'ex-procureur de la Cour pénale internationale [CPI], Luis Moreno Ocampo, en rajoutait une couche, samedi, revenant sur l'annonce du retrait de deux pays africains de cette instance internationale. Pour quelqu'un qui enquêtait par «procuration» quand il avait en charge ladite «justice universelle», cela la fout vraiment mal. Commentant les retraits du Burundi et de l'Afrique du Sud, Moreno Ocampo déclara, cité par l'AFP, «s'échapper de la CPI est une manière d'avoir les mains libres pour commettre un génocide». C'est du déjà-vu et rappelle l'antienne répétitive occidentale contre Bachar al-Assad qui «tue son peuple». Bien évidemment, M. Moreno Ocampo se trouve du bon côté d'une justice aux ordres qui absout les crimes des uns, condamne ceux des autres. Le parti pris de l'ex-procureur de la CPI est trop flagrant pour que son propos soit innocent, surtout quand il assure que Pretoria «promeut une protection de l'UA aux auteurs, et non aux victimes» [en référence à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma commissaire de l'Union africaine] et que l'instance africaine était devenue «un club pour se protéger l'un l'autre». Comment quelqu'un qui a été incapable de faire de la CPI (qu'il dirigea de 2003 à 2012) la vitrine du droit international et une cour de justice au-dessus des contingences, en a fait un instrument au service des puissants et ceux qui les servent, se met en posture de porter des jugements de valeur sur les autres?. Le préambule du statut de la CPI stipule bien que «les crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale ne sauraient rester impunis». Or, la CPI a-t-elle jamais cherché à sanctionner les vrais coupables, comme le lui impose son cahier des charges? A ce titre, le bilan de la CPI, sous la gouvernance de Moreno Ocampo est, selon experts et analystes, navrant. En fait, d'aucuns estiment que la CPI est tout, sauf une cour de justice. Ainsi, les méthodes de la CPI sont-elles décriées, d'aucuns allant jusqu'à l'accuser de corruption et d'incompétence. Le quotidien français Le Monde (du 14 juillet 2013) écrivait «Le premier procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo, avait un leitmotiv: «Apportez-moi les preuves!»» L'Argentin comptait sur l'ONU, les ONG, les victimes, les Etats pour lui fournir des éléments qu'il aurait dû lui-même récolter (...)» Ainsi, dans plusieurs enquêtes, la CPI s'est appuyée, sans garantie, sur des intermédiaires qui promettaient «monts et merveilles» aux témoins. Dit autrement, certaines attestations étaient monnayées. En fait, c'est toute la crédibilité de la cour qui est ainsi remise en question par ses faiblesses intrinsèques. Comment une CPI sans autorité peut-elle prétendre lutter contre l'impunité? Ce n'est donc pas le retrait de pays africains qui ferait reculer la lutte contre l'impunité, mais bien le fait que la CPI, sapée de l'intérieur, applique une justice à deux vitesses que le justiciable soit Noir ou Blanc [entendre par «Noir» l'Africain, l'Asiatique et le Latino-Américain, et par «Blanc» l'Occidental]. Il est patent que l'Argentin Moreno Ocampo se place du côté de ceux qui commandent, d'où son zèle contre les Africains, «criminels» ou «dictateurs» nés. Or, ce sont aujourd'hui les fossoyeurs du droit international qui parlent de justice, mais font tout pour que justice ne soit pas rendue à l'encontre de criminels qui restent ainsi impunis. En 2009, sous de prétextes fallacieux, Moreno Ocampo, bloqua la plainte de la Palestine contre Israël. Sous un jargon juridique, fut prise la décision politique de ne pas soumettre Israël à enquête sur ses crimes de guerre. Ainsi, sous la direction de l'ex-procureur, la CPI a tout fait pour éviter d'ouvrir le dossier israélo-palestinien en examinant les crimes de guerre à Ghaza, suite aux pressions états-uniennes et occidentales. A propos d'Israël, alors que le monde entier, y compris les Etats-Unis [protecteur d'Israël] estime illégales les colonies en Cisjordanie, ce n'est pas l'opinion de Luis Moreno Ocampo qui juge qu'elles sont valides. En visite en Israël, l'ex-procureur de la CPI a «salué» le ministère israélien des Affaires étrangères «pour la publication récente d'un rapport affirmant que les implantations juives en Cisjordanie sont légales aux yeux des lois internationales» rapporte le Time of Israël du 17 décembre 2015. Or, le texte fondateur de la CPI, définit dans son article 8 (2)b(VII) explicitement comme un crime de guerre le «transfert, direct ou indirect, par une puissance occupante d'une partie de sa population civile, dans le territoire qu'elle occupe». Et Moreno Ocampo ose donner des leçons aux Africains, lui qui formata la CPI à juger en priorité les Africains. Racontez-nous un peu, le droit international!

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