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Ce soir à minuit...

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Travail de mémoire. Ce soir, quand les douze coups de minuit résonneront dans la nuit, les Algériens se recueilleront à la mémoire de ceux qui, parmi eux, ont décidé, il y a 62 ans, de prendre les armes pour les libérer. Ce sera un singulier moment où se mêleront tristesse et bonheur. Tristesse à l'évocation du nombre considérable de martyrs qu'il aura fallu durant huit longues années de combat. Bonheur, mais aussi fierté devant l'extraordinaire défi relevé, cette nuit-là, pour délivrer notre pays de la domination étrangère qui n'avait que trop duré. Cette nuit sera le moment propice pour se rappeler que l'unité, la confiance en soi, le courage et la détermination peuvent «déplacer une montagne». Benboulaïd, Krim Belkacem, Didouche, Ben M'hidi et leurs compagnons d'armes réunissaient, cette nuit-là du 31 octobre au 1er Novembre 1954, toutes ces conditions sauf une: la participation de tout le peuple dans ce combat. Ils en avaient cependant la conviction qu'elle ne tarderait pas à être effective. Ils en étaient sûrs. Comment? C'est Larbi Ben M'hidi qui éclairera l'opinion publique de la stratégie qui était la leur. «Mettez la révolution dans la rue et le peuple s'en emparera», avait-il lancé à l'adresse des journalistes que l'armée coloniale avait convoqués dans un tout autre but. Celui de faire croire que l'arrestation d'un chef aussi important que Ben M'hidi, signait la fin de la guerre de Libération nationale. La grande intelligence de notre héros faussa les calculs des généraux français. Ils ne lui pardonneront pas en l'assassinant de la manière la plus ignoble qu'une armée conventionnelle pouvait commettre. Elle n'était cependant pas à une indignité près quand on se rappelle les tortures qu'elle infligeait à nos combattants. Le scandale d'Abou Ghraïb des Américains en Irak était incomparable aux atrocités innommables auxquelles étaient soumis nos moudjahidine dans les centres de torture de Massu et consorts. Ce soir à minuit c'est à cette réflexion sur la force de l'unité du peuple algérien que Ben M'hidi et ses compagnons avaient intégré dans leur décision de se mesurer à la quatrième puissance mondiale à l'époque. C'était ce paramètre qui manquait à ceux, ils étaient nombreux, qui ne croyaient pas, en ce 1er Novembre 1954, que notre indépendance pouvait être arrachée par un petit groupe d'hommes armés de fusils de chasse et de vieux pistolets face à une armée de métier. Ce soir à minuit cette réflexion s'impose face aux menaces persistantes d'un ennemi toujours revanchard. Nos martyrs et nos moudjahidine nous ont apporté la preuve de la force de frappe unique que représente un peuple uni. La colonisation a été vaincue et l'indépendance arrachée. Ce soir à minuit s'impose le rappel du serment fait à nos chouhada qui ont «payé» de leur sang le bien-être dont nous profitons. Un rappel générationnel à vrai dire!

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