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Diabète en Algérie, la cacophonie

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Pilule. Chacun y va de ses chiffres. Les uns plus alarmants que les autres. Le nombre d'intervenants autour du diabète dans notre pays est impressionnant. Le flux ne cesse pas depuis la Journée mondiale de cette maladie qui a eu lieu pourtant il y a une semaine. Associations diverses et médecins divers se bousculent pour placer leurs voix et se fendre en conseils au point où il devient difficile de ne pas se poser de questions sur leurs motivations. Comment y échapper lorsque le nombre des diabétiques algériens est estimé différemment par chacun d'eux? 3 millions pour l'un, plus pour un autre. Le plus audacieux a même avancé le chiffre de 5 millions. D'autres préfèrent les pourcentages. 12% de la population pour l'un, 15% pour un autre qui a oublié avoir auparavant «opté» pour 10%. Un autre va jusqu'à affirmer que 53% des Algériens «ignorent qu'ils sont affectés par cette pathologie». Il ne dit pas comment lui en est sûr. Un autre spécialiste, qui, visiblement n'aime pas les chiffres, préfère témoigner «d'une progression foudroyante» et être certain que «l'Algérie s'achemine vers une épidémie» de diabète. Il est impossible que cette débauche d'alarmisme, basée sur du vent, soit innocente. Basée sur du vent pour la bonne raison que le ministère de la Santé vient d'annoncer le lancement d'une enquête sur les maladies chroniques qui s'étalera de ce mois de novembre à mai 2017. Ce n'est qu'à l'issue de cette enquête que le ministère compte être «éclairé sur la véritable situation endémique du diabète en Algérie». C'est une manière «souple» de siffler la fin de cette «danse du scalp». Car enfin, il y a des chiffres fiables. La Cnas (Caisse nationale de la sécurité sociale), par la voix de son DG, Dr Tidjani Hassan Heddam, avait indiqué, en avril dernier, que «le nombre de malades pris en charge est de 1232.272 diabétiques dont 830.219 assurés sociaux et 402.053 ayants droit». Un peu plus d'un million de diabétiques algériens. Ce qui est beaucoup, mais pas aussi catastrophique que l'auraient voulu les intervenants cités plus haut. L'un des plus tenaces parmi eux a répliqué que «25% des diabétiques ne sont pas des assurés sociaux». Comment a-t-il fait pour les recenser? Il ne le dit pas. Oui, mais alors, direz-vous, pourquoi tout ce beau monde se déchaîne et persiste à voir plus de diabétiques algériens qu'il n'en existe réellement? Lorsqu'on a vu un grand laboratoire de médicaments pour diabétiques sponsoriser des manifestations célébrant la Journée mondiale du diabète, on reçoit carrément une claque qui réveille. L'intérêt d'un producteur c'est d'écouler ses produits. Plus il y a de malades et plus sa machine à produire fonctionne et plus il s'en met plein les poches. Pour se «sucrer». C'est le propre d'un producteur. Comme la publicité sur les médicaments dans les médias est interdite, il est naturel qu'il utilise d'autres «supports». D'où la cacophonie. C'est à qui mieux mieux. Ceci est valable pour tous les laboratoires pharmaceutiques et pour toutes les maladies. La recette est vieille, mais la «pilule» a toujours du mal à passer!

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