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Tire-t-on sur une ambulance?

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Non! Bien sûr que non! Toutefois, l'élimination de Nicolas Sarkozy appelle quelques réflexions sur la trajectoire politique d'un homme qui a perverti la fonction présidentielle. Jamais la France n'avait connu un président aussi violent, méprisant, arrogant et incompétent (incompétence que lui dispute François Hollande) que n'a été Nicolas Sarkozy. Dimanche dernier, les Français ont définitivement congédié l'ex-président, lui signifiant sa fin de mission. En fait, ce renvoi lui a été notifié dès 2012, en lui fermant les portes de l'Elysée. A l'évidence, le message du peuple français n'a pas été compris par celui qui rêvait de domestiquer la France. Le non, c'est non - de dimanche dernier - du peuple français aura été une humiliation pour celui qui regardait de haut ses compatriotes. Le deuxième tour des primaires de la droite française pour la présidentielle (avril et mai) 2017, aujourd'hui, aura lieu sans lui. En réalité, Nicolas Sarkozy a été un cas dans le champ politique français. Un homme qui n'a pas le profil pour le poste qu'il occupa durant cinq ans (2007-2012). Cinq ans durant lesquels il fit voir des vertes et des pas mûres aux Français. Plusieurs fois, il s'est surpris à employer un langage qui frise le trivial, répondant du tac au tac à ses contradicteurs. C'est ainsi qu'à un citoyen qui refusait sa poignée de main il s'exclama: «Casse-toi, pauv' con!», alors qu'il était en fonction de président de la République. Le mandat de Sarkozy a aussi été marqué par des scandales politico-fianciers dont celui de la milliardaire Liliane Bettencourt qui aurait participé au financement de sa campagne de 2007. Un scandale qui fit beaucoup de bruit et coûta leurs postes à nombre de compagnons de route de l'ex-président. En fait, la personnalité de Sarkozy est fortement contrastée, les idées tranchées, les certitudes en bandoulière. En septembre 2015, lors de l'université d'été de son parti, Les Républicains, il commit un singulier lapsus, qui pourrait fort bien n'en avoir pas été un. Dans son discours de clôture, Sarkozy se laissa aller, en effet, à affirmer: «Il y a quelque chose auquel je suis très attaché, c'est que la France a toujours été du côté des opprimés, toujours du côté des dictateurs.» Ce «la France à toujours été du côté des dictateurs» est en fait un cri du coeur. Parmi les présidents français, Nicolas Sarkozy a été celui qui choya ses «amis» dictateurs africains, arabes et des ex-républiques soviétiques d'Asie, qu'il recevait en grande pompe à l'Elysée. Fait rare, la tente de feu Maâmar El Gueddafi a été plantée dans les jardins de l'Elysée. De fait, le financement de sa campagne présidentielle de 2012 par le guide libyen est un autre des scandales qui ont marqué son mandat. Il régnait autour de Sarkozy un climat politico-affairiste accablant. Sous le mandat de Sarkozy, la situation socio-économique de la France s'est aggravée. La confiance des Français envers leur président était en berne. De fait, nombreux étaient ceux qui estimaient, en France, que Sarkozy aurait dû se démettre, surtout après la série de scandales qui ont ébranlé son mandat. Or, celui qui avait la même attitude et le même réflexe envers le pouvoir que ses «amis» Hosni Moubarak, Zine el-Abidine Ben Ali, et les dictateurs africains, n'était pas prêt à partir de son propre gré. En témoignent ses tentatives de revenir au pouvoir. Fort heureusement, les élections en France ont un sens, quand le peuple peut encore renvoyer un homme politique et lui interdire d'autres mandats. En Afrique et dans le Monde arabe, plus un président fait tout faux et se montre incompétent et/ou impitoyable envers son peuple, plus il est plébiscité par des scores qui défient l'entendement. En fait, Sarkozy est un violent [dans l'une des affaires où il a été mis en cause (l'affaire Clearstream) il avait promis «Je trouverai le responsable et je le pendrai à un croc de boucher»] qui partageait avec ses pairs africains et arabes, l'insolence, le mépris de ses compatriotes, la mégalomanie. C'est cet homme qui a réprimé durement la révolte des jeunes des banlieues en 2005 (il était ministre de l'Intérieur), déclarant à Grenoble: les «racailles» [sont] à nettoyer au «karscher». Sur nombre de points afférents à la société, les positions de Sarkozy étaient proches de celles des fascistes. D'ailleurs, Amnesty International dénonçait un recul sans précédent des droits de l'homme en France, notant la transformation de la France en un Etat policier oppressant. C'est sous le mandat de Nicolas Sarkozy que fut généralisé le flashball [le flashball est un lanceur de balle de défense ou LBD] et l'introduction du taser [le taser est un pistolet qui tire deux dards métalliques de 5 mm reliés à un fil électrique. La victime reçoit une décharge de 50 000 volts]. Les policiers français en ont été équipés à profusion. C'est cet homme, violent par nature, que les Français ont rejeté en 2012 et récidivé dimanche dernier. Ce démagogue a été renvoyé dans l'ombre d'où il n'aurait pas dû sortir.

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