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Les présidentiables [occidentaux] victimes d'un virus nommé "Israël"?

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Il y a un fait, pas aussi anodin que cela puisse paraître, qui ne peut ne pas être relevé: la forme de sujétion que tout candidat à de hautes responsabilités, en Occident, doit faire à Israël. Pour ne point remonter à l'an six, arrêtons-nous à l'actualité de ces derniers mois pour constater que des responsables politiques en place ou en campagne, estiment primordial de réitérer leur subordination à l'Etat hébreu, avant de s'inquiéter des soucis de leurs compatriotes desquels ils sollicitent leurs voix. Pour être élu aux Etats-Unis ou en France [dont les présidentielles ont fait, ou font l'actualité] il faut donc montrer patte blanche envers Israël. On l'a vu lors de la campagne électorale états-unienne pour la Maison-Blanche où les deux principaux candidats, Mme Clinton et M.Trump, faisaient assaut à qui sera plus [pro]-israélien que l'autre. Le même scénario a été observé lors de la campagne pour les primaires de la droite pour la présidentielle de 2017 en France. Pour fixer les idées nous rappelons ci-dessous quelques morceaux choisis de déclarations singulières sur la «sécurité d'Israël». Le 25 novembre 2014, Nicolas Sarkozy, revenu à la politique et préparant son come-back pour l'Elysée, assurait péremptoire: «La sécurité d'Israël est le combat de ma vie» précisant: «Je n'accepterais jamais que l'on remette en cause la sécurité d'Israël» faisant l'amalgame entre des attentats à Jérusalem et la reconnaissance «unilatérale» de l'Etat palestinien. Nous n'en dirons pas plus, d'autant qu'Israël est l'unique puissance militaire de sa région et est aussi l'unique détenteur de l'arme atomique. Toujours à propos de la reconnaissance de l'Etat palestinien, le candidat aux primaires de la droite, Alain Juppé, affirmait, «avant de penser à l'Etat palestinien, il faut d'abord assurer la sécurité d'Israël». Là aussi, le candidat à la présidence de la France ne voit pas plus loin qu'Israël faisant lui aussi à peu de frais le mélange entre la Palestine et la sécurité de l'Etat hébreu. Toutefois, la palme revient au «quasi futur» président français, François Fillon [vainqueur dimanche de la primaire de la droite pour le scrutin présidentiel du printemps 2017] qui, candide, avouait sa grande «passion» pour Israël. Plus israélien que Fillon, tu meurs! Ainsi, François Fillon, lors d'une conférence, le 30 janvier 2014, au Collège académique de Netanya, près de Tel-Aviv (capitale d'Israël) raconta avec beaucoup d'aplomb comment à «l'âge de treize ans, il a tremblé pour Israël». En remontant le temps (il a 62 ans aujourd'hui) on s'aperçoit que cette inquiétude pour l'Etat hébreu eut lieu en 1967 à l'époque de la «guerre des Six-Jours». Wow!!! A cet âge (13 ans), les enfants ne s'intéressaient pas à la politique, n'est-ce pas M.Fillon? Il a dit par ailleurs qu'il a «toujours été» «passionné par le destin d'Israël». Oh là, là! En voici un prodige, un génie méconnu comme on n'en rencontre qu'au cinéma. Passionné de la politique à 13 ans!!! Oh! Oh! Oh! Miraculeux! Il précise encore qu'il avait «l'oreille collée au transistor» pour suivre les évènements, à un moment où les enfants de son âge (13 ans) jouaient aux billes et au ballon! Quel personnage ce Fillon, quand même! Mais même un «passionné d'Israël» peut se faire taper sur les doigts et se faire durement recadrer. C'est ce qui lui arriva, quand il eut un moment de lucidité qui lui fit dire dans une interview à Europe 1 qu'«il faut combattre l'intégrisme islamique» ajoutant «il faut combattre l'intégrisme, comme (...) dans le passé nous avons combattu une forme d'intégrisme catholique ou combattu la volonté des juifs de vivre en une communauté qui ne respecte pas les règles de la République». C'était le «branle-bas». Qu'as-tu dit là François? C'est ainsi que François Fillon fut méchamment rappelé à l'ordre et à ses obligations envers Israël par le rabbin de France en personne. Il aurait dû écouter les présidents états-uniens plus au fait de ces obligations qui ne manquent jamais de rappeler à l'envi qu'on ne «critique pas Israël qu'il ait tort ou raison». Le constat est que la priorité des dirigeants (ou aspirant à diriger) occidentaux est d'exprimer leur sujétion faisant de l'alliance avec Israël un enjeu de la course à la présidence de leurs pays. Aussi, on finit par se demander si les candidats aux hautes responsabilités dans les pays occidentaux ne sont pas victimes d'un hypno-blog [un état de conscience modifié] où est incrusté dans leur esprit que la seule priorité pour eux - contre les intérêts nationaux de leurs pays - est l'Etat hébreu. On ne peut comprendre en effet, qu'un homme qui brigue la présidence de la France [un exemple parmi d'autres] se soucie d'abord de la «sécurité» d'Israël avant celle de son pays. M.Sarkozy n'a pas dit, ce qui aurait été normal, «la sécurité de la France est le combat de ma vie» mais bien que la «sécurité d'Israël» serait le «combat de sa vie». L'ex-président français et ses pairs occidentaux, sont-ils seulement conscients des énormités qu'ils professent sur Israël? On en doute!

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