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Le monde a compris Israël

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Retournement. Après le froid avec l'administration Obama, après la reconnaissance de l'Etat palestinien par la plupart des pays européens, après l'initiative française d'organiser une conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien, après la décision de l'Union européenne sur l'étiquetage des produits importés des territoires palestiniens occupés par Israël, l'Etat hébreu vient de subir un nouveau camouflet. En effet, la France vient de publier sa décision rendant obligatoire sur son territoire l'étiquetage «colonie israélienne» des produits en provenance des territoires palestiniens occupés. Le temps où Israël bénéficiait du «soutien inconditionnel» du monde occidental paraît bien révolu. La situation de l'Etat hébreu devient encore plus problématique avec la conclusion de l'accord sur le nucléaire iranien. A quoi vient s'ajouter la reconquête par la Syrie de son territoire des mains des terroristes, notamment la ville d'Alep. Face à tous ces revers, le gouvernement Netanyahu mise sur une reconfiguration géopolitique qui serait favorisée par les échéances électorales en cours dans les principales puissances occidentales. Aux Etats-Unis d'abord, avec l'entrée en fonction en janvier prochain de l'administration Trump. Ensuite, par l'élection présidentielle prévue en France en mai 2017 avec un président sortant donné battu d'avance. Avec cependant une contrariété après l'annonce de la chancelière allemande de briguer un quatrième mandat. Par la situation en Europe affaiblie par le Brexit et dont elle espère qu'il sera suivi par d'autres pays membres de l'Union comme l'Italie. En parallèle et pour ne pas se laisser enfermer par un isolement imposé, Tel-Aviv cherche d'autres «ouvertures». Avec la Chine où Netanyahu vient d'effectuer une visite. Avec la Turquie avec laquelle il a signé un accord de «réconciliation». Même avec la Russie qu'Israël veut amadouer sous le couvert d'une «coordination» des frappes en Syrie pour éviter des «erreurs de pilotage». Et enfin en direction de certains pays africains que le chef du gouvernement israélien, lors de son dernier périple, a tenté de séduire en leur promettant un développement à la vitesse de l'éclair. Sur le plan intérieur, la situation n'est guère plus reluisante. Après les attaques au couteau, Israël fait face depuis peu à une nouvelle forme de lutte avec «les incendies nationalistes». Pour toutes ces raisons, Israël s'accroche à l'espoir d'un changement des principaux leaders occidentaux en 2017 et qui lui seraient favorables. Sauf que la prise de conscience sur la véritable nature «guerrière» de l'Etat hébreu et de ses desseins, est planétaire. La paix n'a jamais été dans son agenda!

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