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Mohammed VI retiendra-t-il la leçon de Malabo?

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Il y a des jours comme ça, où le monde fonctionne de travers et où rien n'est à sa place! On sait que tous les chefs d'Etat sont, peu ou prou, mégalomanes. C'est encore plus vrai pour les monarques. Singulièrement, les monarques absolus, type monarchies arabes. La meilleure illustration nous a été administrée dernièrement par le roi du Maroc, Mohammed VI. Celui-ci s'est donné en spectacle ces derniers mois par des tournées africaines inédites et surtout intéressées, avec l'espoir de faire abjurer aux Etats africains ce qui fait leur raison d'être: le soutien aux peuples coloniaux. Or, le souverain chérifien qui veut faire «expulser» la République arabe sahraouie démocratique [Rasd, l'un des fondateurs de l'UA en 2001] de l'Union africaine ne cessa ces dernières semaines - par les pressions et les promesses - de faire une cour assidue à certains chefs d'Etat africains. Ainsi, le Maroc veut réintégrer l'Union africaine (ex-OUA dont Rabat se retira en 1984) conditionnant ce retour par l'exclusion de la Rasd. Une curiosité: appartient-il au Maroc, qui est demandeur, de poser ses conditions pour revenir à l'UA? Dans ce contexte, lors du Sommet arabo-africain de Malabo (Guinée équatoriale), Mohammed VI a provoqué un coup de théâtre, espérant isoler la Rasd. Or, seule une poignée de ses pairs arabes, les monarques du Golfe, est entrée dans la combine en quittant la réunion de Malabo pour, soi-disant, protester contre la présence de la Rasd. En effet, ce qui devait être, selon le roi du Maroc, le coup de grâce à la Rasd, fut pour lui un terrible désaveu de l'Afrique et des pays arabes. Les représentants des pays africains, y compris les plus engagés envers le Maroc, n'ont pas suivi et n'ont pas boycotté le sommet. Ceux des Républiques arabes - majoritaires par rapport aux monarchies - n'ont pas bougé participant pleinement au sommet et assurant son succès. En vérité, pour Mohammed VI, c'était là une humiliation, un échec et une leçon qui doivent lui donner de mieux comprendre les principes qui fondent les Etats - principes que Rabat foule aux pieds - et les guident. Surtout lorsque le monarque chérifien prétend être soutenu, par l'Afrique, dans une aventure néo-coloniale, à contresens de l'Histoire. Le continent noir paya un lourd tribut pour recouvrer son indépendance et ne comprend pas que Rabat veuille priver le peuple sahraoui de son indépendance. Le fait curieux est que le Maroc est coutumier de ces actions. Déjà, son père, feu Hassan II, avait voulu accaparer la Mauritanie dès l'accession de ce pays à l'indépendance en 1960. Il a fallu 11 ans pour que Rabat admette la nouvelle donne géopolitique nord-africaine. Un abandon de la Mauritanie pour mieux s'agripper au Sahara occidental [que le Maroc occupe depuis 1975] sur lequel il jeta son dévolu dès le départ de l'administration coloniale espagnole en 1975. Entre les épisodes de la Mauritanie et du Sahara occidental, il y eut celui de l'Algérie. Insatiable, Rabat revendiquait, bonnement, des régions de l'Ouest algérien (Tindouf notamment et les territoires frontaliers de l'Oranie). Hassan II promettant de prendre son thé à Oran. Le Maroc n'hésita pas un instant à attaquer l'Algérie qui venait juste de retrouver sa liberté, qui pansait encore les plaies de la guerre de Libération nationale. C'était en octobre 1963 (la «guerre des Sables»). Comment oublier cette traîtrise contre la jeune indépendance de l'Algérie? Le Maroc ne s'est jamais battu pour les territoires africains qu'il briguait à tout-va. Il a toujours attendu qu'ils recouvrent leur liberté, pour clamer haut et fort que ces territoires lui revenaient «de droit». Gageons que le Royaume chérifien - qui n'a pas versé une goutte de sang pour récupérer des régions marocaines [Ceuta (Sebta) et Melilla] les saisira comme un vautour si jamais Madrid décidera - un jour - de leur accorder l'autonomie.

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