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L'alliance, parent pauvre de la scène politique

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Le FLN annonce la couleur en affirmant son intention de ne pas «s'encombrer» d'une alliance électorale. Les partis qui espéraient glaner quelques sièges à l'APN en s'agrippant à la locomotive sont donc fixés. Ils devront se débrouiller seuls pour composter leur billet pour la participation au prochain scrutin. Si cette position du FLN n'est pas une surprise, le mérite de Djamel Ould Abbès est d'avoir formulé clairement les intentions de la formation qu'il dirige sur une question assez importante, faut-il le préciser.
Outre que la déclaration du secrétaire général du FLN inaugure la construction du puzzle électoral national, elle confirme l'aversion qu'a la scène partisane algérienne à l'idée de l'alliance. A ce propos, il y a lieu de souligner que l'alliance présidentielle stratégique n'en était pas véritablement une et a éclaté par la volonté d'une seule formation, le MSP en l'occurrence. A l'exception de cet exercice politique pas très concluant, la scène nationale n'a pas brillé par des expériences inter-partisanes remarquables. Les formations de l'opposition n'ont pas montré, elles aussi, de dispositions au rassemblement. Les conglomérats mis en oeuvre n'ont pas dépassé le stade des consultations. Les partis ont buté d'abord, devant la première entrave d'ordre idéologique, avec la guerre qu'ont déclaré les islamistes du conglomérat contre la réforme de l'éducation, de leadership ensuite, au sein de chaque groupe de partis. Les islamistes iront aux prochaines législatives en rangs dispersés. Les démocrates et les républicains ne se parlent même pas et l'on n'a entendu parler d'aucune rencontre électorale entre les formations d'un même pôle idéologique.
Cette dispersion tous azimuts, caractéristique de la scène partisane nationale au contraire de nombreux autres démocraties naissantes, débouchera sur une Assemblée populaire nationale assez déséquilibrée avec une majorité au pouvoir forte, voire écrasante, devant une opposition éclectique et trop faible pour faire entendre sa voix. L'opinion nationale aura donc l'impression d'un «surplace» où chaque camp va encore dire les mêmes choses que lors des législatures précédentes, avec une impression dominante d'une situation d'échec politique généralisée.
Cela pour dire que si les choses donnent la nette impression de ne pas évoluer, ce n'est certainement pas la faute du citoyen-électeur qui n'est pas du tout gâté par une classe partisane qui ne lui renouvelle jamais son offre politique.
Sans alliance, sans vision prospective sérieuse de la part des partis au pouvoir et de l'opposition et avec cette tendance «très algérienne» de réchauffer le même plat d'un rendez-vous électoral à l'autre, il ne faut pas s'étonner si les Algériens boudent les urnes.

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