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Le baril remonte, la vigilance baisse

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Le boeuf et la charrue. L'accord de l'Opep à Vienne est, incontestablement, une victoire. Il a entraîné une remontée du prix du baril qui n'est pas une mauvaise nouvelle. Avant cela, on s'était promis de tout faire pour sortir notre économie de sa dépendance aux hydrocarbures, ce qui était la bonne nouvelle attendue depuis des décennies. En parallèle, la diversification bat son plein. L'Etat y met des moyens financiers considérables sous forme d'aides diverses. Il simplifie, autant que faire se peut, les formalités administratives au profit des investisseurs. Il s'attaque sérieusement au problème du foncier industriel et agricole. Malgré toutes ces bonnes mesures et d'autres, le décollage de la relance économique manque de «poussée» suffisante. Les résultats jusque-là sont timides. La création massive des PME-PMI n'est pas au rendez-vous. Quelles en sont les causes? des phénomènes négatifs apparaissent sur le nouveau tissu économique. Comme cette collecte du lait cru qui baisse. Ou ces bénéficiaires de concessions foncières qui ne «démarrent» pas. Ces exemples parmi d'autres suffisent pour se reposer toujours cette lancinante question: pourquoi? Pour quelles raisons? Elles sont là, criantes et aveuglantes. Où vont les quantités de lait déclarées «non collectées»? Que deviennent les projets déclarés et qui disparaissent une fois les assiettes foncières acquises? Il ne faut être ni un voyant ni un expert en économie pour se rendre compte de la principale raison. L'économie réelle que l'on s'efforce de développer fait face à la concurrence déloyale de l'économie informelle. Dans son aspect le plus dur. Avec la contrebande qui s'empare du lait cru et le sabotage des concessions laissées en «jachères». Ces deux exemples suffisent, sans ajouter la spéculation qui fait valser, sans motif, les prix à la consommation. Ce qui amène à déduire que tant que l'économie souterraine reste florissante, il y a peu de chance de voir l'économie réelle se redresser. Entre le gain facile «non imposable» et le laborieux retour des investissements à moyen et long terme «agrémenté» de taxes et impôts, il n'y a plus à chercher la réponse. Reste maintenant la solution. Elle a été donnée par le commandant de la Gendarmerie nationale, le général-major Menad Nouba, à partir de Béchar où il était jeudi dernier. Il faut, a-t-il dit à ses troupes «fermer tous les accès aux contrebandiers dans le but de combattre toutes les formes de contrebande». L'économie informelle n'est rien d'autre que de la contrebande qui s'effectue sur le marché intérieur. Au lieu de continuer à contrôler, sans résultat, l'épicier, l'éleveur ou l'importateur, il est plus efficace de contrôler les «voyages» des marchandises. Sur les routes. Tout camion qui transporte des produits destinés à la commercialisation devrait être soumis à l'obligation de présenter la facture. Au même titre que l'assurance du véhicule. Sous peine de saisie immédiate. Il y a bien sûr un mécanisme assez souple à mettre en place au préalable. En impliquant la justice pour examiner rapidement les recours. En préparant des entrepôts (48), sous l'autorité directe du wali, type hypermarchés, pour servir de «fourrières». Avec un logiciel de gestion et l'interconnexion existante, la vente publique et rapide (surtout pour les produits périssables) des saisies devient un jeu d'enfants. Il faudra moins de temps qu'à la ceinture de sécurité, pour voir les contrebandiers du marché intérieur reculer. On passe sur les autres petits détails pour une telle opération (pas une campagne) que les responsables connaissent. Lorsqu'il ne restera que l'économie réelle pour ceux qui veulent s'enrichir, le décollage de la diversification aura enfin lieu à la vitesse grand V. Et disparaîtra, aussi, le besoin de rester rivés sur les cours du pétrole!

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