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Afrique, un sursaut salutaire!!??

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Fair-play politique inédit en Afrique. A l'étonnement général ([des Africains et du monde], le président sortant gambien, Yahia Jammeh, qui briguait un cinquième mandat après 22 ans au pouvoir, a reconnu jeudi sa défaite à la présidentielle et félicité l'heureux élu. Une rareté africaine qui ne pouvait ne pas être relevée. Respecter le suffrage de son peuple, voilà qui nous change de ces élections convenues (et manipulées) qui se sont mutées en une formalité pour le «maître» autoproclamé du pays. Aussi, jeudi, en Gambie eut lieu (enfin) une vraie élection présidentielle multipartite qui a donné au peuple gambien de choisir en toute liberté son dirigeant. Il faut dire aussi qu'un tel scrutin n'aura pas été possible si, en amont, il n'y avait pas eu une commission électorale prête à jouer le jeu, et, en aval, des candidats parés à accepter le résultat quel qu'il soit. A l'évidence, ces deux conditions se sont trouvées réunies lors de la présidentielle gambienne. Voilà qui désormais interpelle les caciques africains qui s'accrochent, sans raison, au pouvoir. Il est certain que la défaite de Yahia Jammeh était inattendue et encore plus inopiné le fait qu'il accepte et respecte le verdict de l'urne et, aussi, le message de son peuple. Après 22 ans au pouvoir, il fallait [sans doute] savoir partir avec élégance. La Gambie est devenue l'exemple, pour un continent dont les dirigeants ont habitué le monde à leur présidence à vie, devenant de facto des «souverains», certes sans couronne. La présidentielle de Gambie a aussi rendu tout son sens au jeu électoral, altéré et manipulé en Afrique. Comme une bonne nouvelle en entraîne une autre, nous apprenons que le président angolais, José Eduardo dos Santos, a décidé [à l'issue du congrès du Mpla] de passer la main et de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête de l'Etat. En Angola, c'est le leader du parti qui remporte les législatives qui accède à la chefferie de l'Etat. Or, José Eduardo dos Santos est l'un des doyens des chefs d'Etat africains. Il est au pouvoir depuis 37 ans, depuis septembre 1979, devancé d'un mois par le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, à la tête du pays depuis août 1979 (à la suite d'un putsch). En fait, outre MM. dos Santos et Obiang-Nguema, ils sont cinq dirigeants africains à la tête de leurs pays depuis plus de 30 ans: le Zimbabwéen, Robert Mugabe (92 ans, au pouvoir depuis 1980), le Camerounais, Paul Biya (depuis novembre 1982), le Congolais Denis Sassou-Nguesso (il cumule 32 ans à la présidence du pays, commencés en 1972) et l'Ougandais, Yoweri Museveni (qui dirige le pays depuis janvier 1986). Trois autres dirigeants africains (Soudan, Tchad, Erythrée, en plus donc du Gambien, Yahia Jammeh) sont au pouvoir depuis plus de 20 ans. C'est dire que la longévité des dirigeants africains reste un phénomène spécifique au continent noir, dans le sillage des «pères des indépendances» demeurés au pouvoir jusqu'à la fin de leur vie. Toutefois, le record de longévité au pouvoir reste détenu par les défunts guide libyen, Maâmar El Gueddafi (42 ans, assassiné en 2011 lors dudit «printemps arabe) et le président gabonais, Omar Bongo Ondimba (41 ans, mort en 2009). A l'évidence, nous ne prenons pas en compte les rois qui posent d'autres principes de pouvoir. Ce que nous retenons aujourd'hui est que les présidents sortants gambien et angolais, ont ouvert une brèche dans l'hermétique «syndicat» des chefs d'Etat africains et du concept de la présidence à vie. Certes, deux hirondelles ne font pas le printemps! Acceptons-en cependant l'augure et souhaitons que les caciques africains tirent pleinement profit de cette donne en réfléchissant, non à leur devenir politique [qui, vu leur âge, est sûrement derrière eux], mais au futur de leurs peuples. Aussi, la Gambie et l'Angola restent-ils un bon début!

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