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La directrice du FMI devant les juges

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Casseroles. Pour la deuxième fois consécutive, le FMI -qui évoque pour nous, Algériens, un douloureux épisode de notre histoire post-terrorisme- voit son patron comparaître devant la justice. Après Dominique Strauss-Khan qui a comparu devant la justice américaine en 2011, c'est aujourd'hui que s'ouvre, en France, le procès de Christine Lagarde (de son vrai nom Lallouette), qui lui a succédé à la tête du FMI. Tous deux ont été ministres des Finances en France avant de diriger l'institution financière internationale. Si pour DSK les démêlés avec la justice ont commencé alors même qu'il était ministre des Finances dans le gouvernement Jospin (pour «faux et usage de faux» dans l'affaire dite de la Mnef, dans l'affaire dite «cassette Mery» pour une remise fiscale à un célèbre couturier contre une cassette compromettante impliquant une personnalité, pour «recel d'abus de biens sociaux» en janvier 2000), pour Christine Lagarde, il s'agit d'une affaire en relation avec le sulfureux Bernard Tapie qui avait vendu, via le Crédit Lyonnais, la célèbre marque Adidas qu'il avait acquise auparavant. Alors qu'elle était ministre de l'Economie sous Sarkozy elle se serait rendue coupable, selon l'acte d'accusation, de «détournement de fonds publics». Pour faire court et simple, Bernard Tapie était en conflit judiciaire avec le Crédit Lyonnais qui avait procédé pour son compte à la revente d'Adidas. Arrive Sarkozy à l'Elysée qui installe Lagarde à Bercy pour que l'affaire passe de la justice à l'arbitrage privé qui décide que l'Etat français doit verser la somme de plus de 400 millions d'euros à Tapie. Une décision qui a surpris tout le monde, sauf Lagarde qui aggrave son cas en ne prenant pas la peine d'introduire le recours prévu en pareille circonstance. Tapie encaisse l'argent. La justice finit par annuler la décision de l'arbitrage et condamne Tapie à rembourser les 400 millions. En parallèle des écoutes téléphoniques ont révélé qu'un des arbitres devait, pour service rendu, bénéficier d'une promotion à l'étranger promise par l'avocat de Sarkozy. Pour se défendre, Christine Lagarde n'a pas beaucoup de marge de manoeuvres. Même son ancien directeur de cabinet l'accable. Ceux qui aiment les affaires complexes et à rebondissements sont servis car cette affaire comporte trois dossiers différents sur le bureau de la justice. Bernard Tapie est poursuivi par la justice pour «escroquerie en bande organisée» toujours en relation avec l'affaire Adidas. L'arbitre qui devait être promu fait aussi l'objet de poursuites distinctes. Les avocats de Lagarde ont fait savoir qu'ils demanderont, aujourd'hui, le renvoi. Quoi qu'il en soit, avec cette affaire, l'opinion publique pourra suivre la «moralité» d'un certain milieu français de la finance et ses ramifications à l'international. Bernard Tapie a été lui aussi ministre sous Mitterrand avant de purger une peine de prison pour une affaire de...football. Pour DSK c'était une affaire de moeurs aux Etats-Unis et en France d'où il s'en est toujours sorti à bon compte. Sarkozy collectionne les «non-lieux». L'arbitre attend sa «promotion». Quant à Lagarde, elle a pris un congé au FMI comme pour...des vacances. Qui a parlé d'exemplarité?

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