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Faut-il désespérer de l'Afrique?

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Singulier retournement de situation en Gambie où le président sortant, Yahya Jammeh, est revenu sur sa reconnaissance de sa défaite à la présidentielle, face à l'opposant Adama Barrow. Les louanges adressées à M.Jammeh ont été un peu trop rapides, pour un fair-play politique inédit dans le continent noir. Il était rare en effet qu'un cacique africain reconnaisse de bonne foi sa défaite électorale. Toutefois, Jammeh a vite fait de se démentir et de remettre les choses à leur place. En politique, le fair-play n'existe pas, seul le pouvoir [à vie si possible] compte. Ce que rappelle à sa manière le président sortant gambien qui, décidément, a rapidement recouvré sa vraie nature: un dictateur pas près de céder le trône. Vendredi, il exigeait tout bonnement une nouvelle élection, alors que la seule voie qui s'offrait à lui, était le recours auprès des autorités compétentes. Par sa reconnaissance de sa défaite à l'élection présidentielle, il était présumé que le président Jammeh respectait (enfin) le suffrage universel et la volonté du peuple gambien. Il s'avère qu'il n'en est rien et le président sortant montre qu'il n'a cure de l'opinion du peuple, se comportant de nouveau en «maître» dont la destinée ne saurait être limitée par l'urne. L'alternance démocratique demeurera donc une exception en Afrique. Le Ghana - un des rares pays africains où l'alternance politique fonctionne - a encore illustré ce postulat en élisant, dimanche, l'opposant Nana Akufo-Addo, à la chefferie de l'Etat en remplacement du président sortant, John Dramani Mahama. Les pays africains qui ont intégré et assumé la démocratie [essentiellement le choix par le peuple de ses législateurs] se comptent sur les doigts d'une seule main. Ils sont une infime minorité parmi les 54 Etats de l'UA [le 55e, le Maroc en est (pour le moment) exclu]. Le rejet fâcheux du résultat de la présidentielle par M.Jammeh - après avoir admis sa défaite - est en fait un retour à la logique africaine. Les «hommes forts» africains ne quittent pas le pouvoir de leur propre gré, en tout état de cause, pas du fait d'une élection [perdue]. Election qui, en Afrique, reste une formalité qui permet à l'autocrate de durer à la tête de l'Etat. Sinon, comment comprendre que dans des pays où le peuple est réprimé, les droits de l'homme bafoués, les libertés muselées, ces autocrates se font, régulièrement, élire et réélire par des taux défiant la raison (allant de 80% à 98% des voix). Faut-il encore dire: «C'est ça l'Afrique!». Est-ce une fatalité que l'Afrique doit encore et encore endurer des hommes qui ont bradé son évolution? Il en est ainsi du président de la RD du Congo, Joseph Kabila, dont le mandat s'achève le 20 décembre prochain, qui refusa d'organiser la présidentielle, la reportant aux calendes grecques, induisant une crise politique dans son pays, le propulsant dans l'inconnu. Au Burundi voisin, le président sortant, Paul Nkurunziza, est passé en force, pour un troisième mandat, que ne lui permet pas la Constitution de son pays. M.Nkurunziza ne s'est pas donné la peine d'amender la Loi fondamentale du Burundi, comme l'ont fait ses homologues africains, revenus sur la limitation de mandats. Il en est de même, du président congolais (Brazzaville) Denis Sassou-Nguesso - qui cumule 32 ans au pouvoir - se faisant réélire en octobre 2015 pour un énième mandat. Paul Biya (83 ans) qui dirige le Cameroun depuis 1982, dont le mandat s'achève en 2018, ne dit toujours pas, s'il brigue un sixième mandat, plongeant le pays dans l'expectative. Il faut, maintenant, espérer que le président angolais, José Eduardo dos Santos, dont son parti (le Mpla) fit savoir, vendredi dernier, qu'il ne sera pas candidat à un autre mandat (après 37 ans au pouvoir) ne revienne pas sur sa décision de quitter les affaires. Faut-il chercher ailleurs les causes de la stagnation de l'Afrique, au moment où les autres continents avancent dans tous les secteurs de développement?

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