Prévisions pour le 24 Septembre 2018

 Adrar Min 24 °C Max 35 °C
30
 Laghouat Min 17 °C Max 30 °C
32
 Batna Min 13 °C Max 26 °C
32
 Biskra Min 21 °C Max 34 °C
32
 Tamanrasset Min 21 °C Max 31 °C
23
 Tlemcen Min 20 °C Max 28 °C
32
 Alger Min 20 °C Max 27 °C
32
 Saïda Min 19 °C Max 31 °C
32
 Annaba Min 21 °C Max 28 °C
34
 Mascara Min 18 °C Max 31 °C
32
 Ouargla Min 21 °C Max 33 °C
34
 Oran Min 22 °C Max 27 °C
32
 Illizi Min 22 °C Max 35 °C
30
 Tindouf Min 23 °C Max 33 °C
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 Khenchela Min 13 °C Max 25 °C
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 Mila Min 15 °C Max 27 °C
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34
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L'Iran "joue" Boeing contre Trump

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Le nerf de la...paix. Coup sur coup, l'Iran vient de signer un gros contrat d'achat de 80 avions avec Boeing et finalise, dans le même temps, un autre contrat d'achat de 50 avions avec Airbus. Ce sont des dizaines de milliards de dollars que Téhéran met sur la table. Les livraisons de ces avions s'étaleront sur dix ans. D'autres commandes sont prévues dans l'accord préliminaire qui lie l'Iran à ces deux avionneurs. Le groupe français ATR a lui aussi sa part de commande iranienne de 40 avions. Et accessoirement, le brésilien Embraer devrait profiter d'une commande de 50 avions ainsi que le japonais Mitsubishi avec 20 appareils. Pour expliquer ces achats massifs, les dirigeants iraniens avancent le vieillissement de leur flotte dû aux sanctions économiques imposées avant l'accord sur le nucléaire. L'argument tient la route, mais n'explique pas tout. Surtout devant l'empressement à annoncer ces commandes. Il intervient en effet dans un contexte de remise en cause d'une relation apaisée avec l'Iran d'une part, par le renouvellement des sanctions pour dix ans qui vient d'être voté par le Congrès américain et qui n'attend plus que l'approbation par Obama pour entrer en vigueur. D'autre part, par la position du président américain élu Donald Trump qui ne voit pas du bon oeil l'accord nucléaire qu'il a d'ailleurs qualifié de «pire accord jamais négocié». Ce qui laisse planer des incertitudes quant à ses intentions, une fois qu'il s'installera à la Maison-Blanche le 20 janvier prochain. C'est pourquoi, ces gros contrats d'avions ressemblent beaucoup plus à une «assurance» pour Téhéran. Les Iraniens semblent miser sur le pouvoir économique contre le pouvoir politique. Il est clair que Boeing et Airbus feront tout pour que le marché iranien leur reste accessible. Leur marge de manoeuvres sera facilitée par l'administration Trump entièrement issue des milieux d'affaires. Trump vient de confier le secrétariat d'Etat (Affaires étrangères) à Rex Tillerson, patron de la puissante société pétrolière américaine, ExxonMobil. Ceci après la nomination au poste de ministre du Travail le roi du fast-food, Andy Buzder et d'un ancien dirigeant de la célèbre banque Goldmann Sachs, Steven Mnuchin, au poste de ministre du Trésor. Sans oublier Donald Trump lui-même qui est à la tête d'un important groupe d'affaires. Les dirigeants iraniens l'ont compris, le futur immédiat sera aux mains du pouvoir économique. Ils s'empressent de remplir le carnet de commandes de Boeing pour le côté américain et celui d'Airbus pour le côté européen. Pour se convaincre de cette nouvelle donne, il faut juste voir que la guerre pour le leadership entre les grandes puissances économiques a déjà commencé. Sauf que le pouvoir économique est lui-même sous l'emprise de la finance. Ce qui risque de brouiller les prévisions iraniennes!

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