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Alep, symbole de l'ingérence étrangère

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Que faut-il [encore] imaginer? Ainsi, le chef de l'Etat français, François Hollande, «n'imagine même pas» que Moscou mette son veto à une «résolution humanitaire». Paroles prononcées sur le ton d'une personne agacée, qui n'admet plus que des pays ne sachent pas se tenir à leur place. Celle que les «maîtres» leur ont assignée. Echaudée par les «niet» de Moscou, la France prenait ainsi les devants pour faire valider sa énième résolution sur la Syrie, régulièrement bloquée par la Russie. Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, avait même accusé la Russie - qui a usé de son veto lors d'un précédent projet de résolution français - de «complice de crimes de guerre». De fait, la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, autoproclamés «superviseurs» des affaires du monde, ne tolèrent pas que d'autres pays puissent développer un point de vue différent. Sur le conflit syrien, il n'y a pas photo, tant les positions de la troïka - qui s'est érigée en directoire - distribue à son gré les accessits et les châtiments. Et ces «maîtres» qui se positionnent en oracle ne lésinent pas contre ceux qui auront dévié de la voie tracée ou ne savent pas ce que l'on attend d'eux. A l'évidence, le président français s'attend à ce que la Russie vote comme «il faut» au Conseil de sécurité.
Car M.Hollande ajoute illico: «Des sanctions de l'Union européenne font partie des options qui pourraient être ouvertes» [contre la Russie, Ndlr], mais «nous n'en sommes pas là.» La France - avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis - sanctionne déjà la Russie à propos de la crise ukrainienne. Le hic dans cette affaire est que cette troïka nous a habitués à ses entourloupes au Conseil de sécurité de l'ONU, laquelle avait déjà fait le coup de la résolution «humanitaire» sur la Libye en 2011 que la Russie avait votée de bonne foi. Or, se prévalant du vote unanime du Conseil de sécurité, les Occidentaux ont transformé cette résolution «humanitaire» en résolution du Chapitre VII de la Charte de l'ONU, qui permet une intervention armée. Ce que la France, le Royaume-Uni et l'Otan (en fait les Etats-Unis) ont saisi au vol pour attaquer la Libye, contribuant à l'assassinat du guide libyen, Maâmar El Gueddafi, et à créer le chaos qui perdure à ce jour dans ce pays. En fait, la guerre en Syrie est d'abord et avant tout la volonté de la troïka de renverser, quel qu'en soit le prix, le président syrien, Bachar al-Assad, afin d'installer à Damas des marionnettes à leur dévotion. De fait, les chefs de ladite opposition syrienne sont des Français et des Etats-Uniens d'origine syrienne. Ainsi, la France a soutenu, indifféremment, en Syrie, rebelles et terroristes. A tel point que l'ex-chef de la diplomatie française, Laurent Fabius ne pouvait pas condamner les crimes de guerre de la branche syrienne d'Al Qaîda, le Front al-Nosra qui, selon lui, «fait du bon boulot», en tuant les Syriens. La tragédie d'Alep est donc avant tout la résultante de l'ingérence occidentale en général, française en particulier, Paris ayant pris à bras-le-corps l'opposition syrienne et mis tout son poids dans la balance pour booster la rébellion en Syrie. La dévastation de la Syrie, la ruine d'Alep, la France, qui a armé les rebelles syriens, y a une terrible responsabilité. Paris avait les moyens d'inciter les rebelles à quitter Alep-Est pour épargner la vie des civils. Elle ne l'a pas fait. Au contraire, après chaque trêve, d'ailleurs rompu par les rebelles, ces derniers revenaient plus déterminés, mieux armés, poussés par le soutien du nouvel impérialisme. La France devenue une petite nation dans le contexte géopolitique mondial d'aujourd'hui veut, coûte que coûte, continuer d'exister en tant que grande puissance, sur le dos des peuples, en fomentant des guerres. La Syrie et la Libye, pour ne citer que ces deux pays, en sont le témoignage approprié. Or, plutôt que de jouer les forts-à-bras, les Français ont mieux à faire et devraient sans doute s'occuper un peu plus de leur Hexagone, qui tombe en déliquescence.

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