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Benghebrit, Facebook et les vacances

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Temps modernes. Nouria Benghebrit, notre ministre de l'Education, vient d'inaugurer un nouveau canal de communication officielle. C'est sur Facebook qu'elle a annoncé, hier, les dates des vacances d'hiver de l'année scolaire en cours. En réalité, il s'agit d'un correctif. Initialement prévues du 22 décembre de cette année au 2 janvier 2017 et ceci dès la rentrée de septembre dernier, ces vacances d'hiver «raccourcis» ont subitement été «pris en main» ces derniers jours par les réseaux sociaux. S'agissant des moyens de communication privilégiés de nos adolescents, le débat a très vite enflé dans les cours de récréation entraînant, par endroits, des «poches» de contestations. Comme on peut le constater, rien de spontané dans le refus du calendrier des vacances. Devant des réactions qui interviennent 3 mois après une décision, il y a forcément des questions à se poser. D'autant que, plus de cours et moins de vacances, cela s'inscrit dans l'intérêt évident des écoliers en quête permanente de savoir. Or nous sommes dans un contexte mondial marqué par des bouleversements qui n'épargnent aucun pays. Il se trouve également que ce sont les réseaux sociaux qui sont le principal vecteur de ces bouleversements. En positivant, on peut dire que ces moyens de communication n'ont pas d'équivalent dans la vitesse de propagation. Grâce à eux, les échanges se font en «temps réel». Mais en restant lucides, on s'aperçoit que le monde découvre de plus en plus qu'ils véhiculent, très souvent, de fausses informations. Que la manipulation n'est jamais loin. Plus grave encore est l'anonymat derrière lequel se cachent les utilisateurs. Au point où des «call centers» sont utilisés pour faire croire à un nombre important d'intervenants dans une même orientation avec l'objectif de brider les opinions. La propagande de papa ressemble à un outil préhistorique devant un tel progrès. C'est exactement ce qui s'est passé avec les vacances d'hiver chez nous. Tout d'un coup et 3 mois après, les réseaux sociaux s'enflamment et poussent nos écoliers à exiger des vacances plus longues. Quel est l'écolier qui ne se laisse pas prendre à ce «jeu»? Nous avons tous été des écoliers pour nous rappeler le bonheur qui nous envahissait devant l'absence de notre enseignant. Tout est prétexte, dans le monde de l'innocence, pour «sécher» les cours. C'est sur ce terrain que des «call centers» ont essayé d'entraîner nos enfants. Il y a même eu un début d'effervescence. Le mérite de Benghebrit aura été sa réactivité doublée de son choix du support. En décidant, hier, le début des vacances d'hiver qui s'étaleront jusqu'au 8 janvier prochain, elle a étouffé dans l'oeuf les tentatives de manipulations. En utilisant Facebook, c'est un autre message qu'elle délivre à ceux qui sont à l'origine de l'opération. Pour cette énième épreuve contre l'adversité, Mme Benghébrit démontre un caractère trempé dans l'acier. Magistral!

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