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Ce que révèle la chute d'Alep-Est

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Alep-Est est tombée! L'évacuation des réfugiés - parmi lesquels des jihadistes de Fateh al-Cham et des rebelles - a levé une partie du voile qui brouillait la réalité de la guerre en Syrie et la bataille pour «Halb». Cette libération d'Alep-Est va mettre au jour des faits peu banals qui interpellent la conscience au moment où, comme un boomerang, la panique déferle sur une Europe, peu ou prou, responsable de ce qui se passe en Syrie. Premier fait, sans doute pas le plus important, mais significatif: la joie exprimée par les Aleppins, enfin libérés de l'emprise des rebelles et des jihadistes [qui ont frappé mardi à Berlin, Ankara et Zurich]. Deuxième fait: l'arrestation par les services de sécurité syriens d'officiers étrangers qui tentaient de quitter en catimini les quartiers libérés d'Alep-Est. C'est ce deuxième point qui acquît un impact stratégique, car il montre la collusion des services de pays étrangers avec la rébellion et le terrorisme qui endeuillent le peuple syrien depuis mars 2011. Le député d'Alep, Farès Shehabi, a ainsi publié le 18 décembre une liste - qui n'est pas exhaustive car plusieurs officiers ont refusé de s'identifier et de décliner leur nom, grade et nationalité - comprenant 14 noms d'officiers. Ces derniers sont huit Saoudiens, un Etats-Unien, un Turc, un Jordanien, un Qatari un Marocain et un...Israélien. Et un Israélien, David Shlomo Aram! Même Israël prenait part à ce saccage de la Syrie. Ces officiers militaires étrangers sont, sans aucun doute, des instructeurs et des hommes du renseignement, chargés de booster rebelles et jihadistes. N'est-ce pas le chef de la diplomatie française qui se félicitait du «bon boulot» [le massacre des populations syriennes] qu'exécutait le groupe terroriste al-Nosra (autre nom de Fateh al-Cham)? Notons cependant que ce n'est pas la première fois que des officiers étrangers se sont fait prendre en Syrie, en relation avec les évènements qui frappaient le pays. Ainsi, déjà, en février 2012, onze mois après les débuts de ce que les médias occidentaux ont qualifié imprudemment de «printemps arabe», une quarantaine d'officiers turcs et une vingtaine d'officiers français ont été capturés par l'armée arabe de Syrie. Magnanime, Damas les a restitués à leur pays d'origine via l'intermédiaire du directeur du renseignement russe, Mikhaïl Fradkov et remis directement (à la frontière du Liban) au chef d'état-major français, l'amiral Edouard Guillaud. Ces deux faits, distants de quatre années, montrent combien certains pays étrangers étaient directement impliqués dans la soi-disant «révolution» en Syrie. Alors, reparlez-nous un peu de ce dit «printemps arabe» téléguidé de l'étranger qui devait engager le Monde arabe dans la tourmente de la «démocratie» salafiste spécialement concoctée pour les Arabes? Le complot contre la Syrie n'a pas encore livré tous ses soubassements, mais pour une fois (au moins) la «main de l'étranger» «quayen men'ha». Gageons toutefois, que la donne d'Alep-Est va fournir d'autres faits et éléments qui éclaireront sur le pourquoi de cette guerre qui a induit la destruction de la Syrie. La chute d'Alep-Est, ne manquera pas aussi de mettre en lumière les agissements des uns et les turpitudes des autres. La France, la Turquie, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite [qui parallèlement est en train de détruire le Yémen avec les armes états-uniennes] ont eu un rôle prépondérant dans la conflagration qui met à mal la Syrie et dans les tentatives de diviser le peuple syrien sur des bases ethniques et confessionnelles. Les uns pour des ambitions personnelles [le cas du «Sultan» d'Istanbul] les autres pour des stratégies de domination et de reconfiguration du Moyen-Orient n'ont pas hésité à semer la mort et la désolation dans des pays arabes, certes, soumis à des gouvernances obsolètes et antidémocratiques. Ceci explique sans doute cela!

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